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Actualité - 30.05.2022

Etonnant l'exploit hors norme !

LE CONDENSÉ DE TOUT CE QUI EST EXTRAORDINAIRE CHEZ ÉTONNANT

Etonnant l’a fait. Il a remporté l’Elitloppet (Gr.1). Il faut évidemment un vainqueur par édition mais le succès d’Etonnant restera gravé dans les mémoires et les annales. Le représentant de Richard Westerink a défié toutes les logiques, bouger toutes les lignes connues. Tous les observateurs y compris suédois que nous avons croisés sont unanimes : il est un grand vainqueur de l'Elitloppet.

Cela fait des mois qu'Étonnant (Timoko) nous donne de quoi nous esclaffer. Lui qui restera le dernier trotteur à avoir battu Face Time Bourbon, fut aussi un incroyable vainqueur de Critérium de Vitesse de la Côte d'Azur (Gr1) en voyageant à l'extérieur de Vivid Wise As (Yankee Glide) avant de faire la faute à haute vitesse dans le Prix de l'Atlantique (Gr.1) puis de retrouver le trot quelques battues plus loin. Ensuite, il a gagné le Prix des Ducs de Normandie (Gr.2) à Caen bien que ferré (assez lourd). Autant d'exploits que le crack français entraîné par le plus français des entraîneurs hollandais a répété en l'espace d'un peu plus de deux heures à Solvalla. En début d'après-midi il parvenait à se qualifier avec ses fers malgré un numéro 7 derrière l'autostart l'obligeant à voyager à l'extérieur, réalisant son dernier tout en troisième épaisseur. Deux heures plus tard, dans la Finale, nanti de nouveau du dossard 7, il faisait une faute à 800m du poteau mais parvenait à retomber dans la bonne battue face à quelques-uns des meilleurs spécialistes du sprint du monde. De quoi envisager une place sur le podium ? Oui mais nullement la plus haute. Repartant de plus belle, le fils du mythique Timoko voulait montrer qu'il saurait être capable d'écrire sa propre légende. Sa remontée fantastique ne pouvait que soulever l'enthousiasme, qu'on soit français ou scandinave, de son camp ou pas. Étonnant a doublé sa performance sportive d'une dimension dramaturgique propre aux grands chevaux. Richard Westerink peut être fier de lui, Anthony Barrier son driver complice aussi, la France du trot également.

Fils de deux vainqueurs de Groupe 1
Élevé dans les prés du Sud-Ouest de Guy Vigier, Étonnant met en lumière un pedigree tellement français avec son père Timoko et sa mère Migraine, lauréate elle aussi au plus haut niveau (gagnante du Prix du Président de la République). Avec cette victoire plus que majeure, Étonnant prouve sa capacité à briller dans toutes les circonstances, sur toutes les pistes, toutes les distances. Rappelons qu'il est aussi co-titulaire du record de Vincennes au monté en 1'10'' !

Une première historique
Pour la première fois de l'histoire de l'Eliltloppet, son vainqueur est issu d'un ancien vainqueur de la course. Étonnant marche dans les traces de son père Timoko, double lauréat de la plus grande course de Solvalla.

Une finale marquée par la faute initiale de Don Fanucci Zet
Le lauréat de l'an dernier Don Fanucci Zet a galopé dès les premiers mètres de course, étant éliminé. Séduisant dans sa batterie, il partait du couloir 1. Associé à Matthieu Abrivard, Vivid Wise As (Yankee Glide) a pris la 4ème place sans pouvoir vraiment espérer mieux.

C’est un truc de fou, de malade. Je ne réalise pas. Il n’y a pas de mots. Quand il fait la faute, je me dis « il faut que je les rattrape tout de suite sinon c’est mort ».
Anthony Barrier


LES RÉACTIONS

Anthony Barrier : « C’est un truc de fou, de malade. Je ne réalise pas. Il n’y a pas de mots. Quand il fait la faute, je me dis « il faut que je les rattrape tout de suite sinon c’est mort ». Il était dans la bonne foulée et s’est tout de suite remis au trot. Il y a des fois, tu ne peux pas faire ça et aujourd’hui, cela s’est réalisé. En fait, à part la maniabilité, il a tout de plus que les autres : la tenue et la vitesse. Gagner l’Elitlopp est un rêve. C’est l’une des trois plus grandes courses du monde avec le Prix d’Amérique et l’Hambletonian. On avait « foiré » l’Amérique cet hiver dans lequel on était favoris mais le cheval n’était certainement pas dans un jour comme aujourd’hui. On se rattrape aujourd’hui et cela nous permet de rêver encore au prochain Prix d’Amérique. Je vais fêter cette victoire, c’est sûr. Je suis à pied toute la semaine et cela peut durer longtemps ! »

Hélène Guillet, femme d’Anthony Barrier : « C’est génial. Il appréhendait cette course car il avait tout à découvrir. Il n’a pas beaucoup dormi cette nuit et ce qui se passe maintenant est incroyable. »

Björn Goop : « Je suis tellement ému et fier pour mon ami Richard. Il est incroyable et sait parfaitement préparer ses chevaux pour les grands événements. Ce qu’a fait Etonnant est incroyable. Revenir d’aussi loin n’est pas commun mais il ne faut pas oublier Coktail Jet qui était aussi revenu de très loin pour gagner. »

Stig Johansson : « Etonnant a été vraiment très impressionnant. Il était le meilleur cheval du jour et de la course, incontestablement. Son incroyable remontée finale me rappelle un peu ma victoire avec Utah Bulwark en 1987. Ce qu’il fait aujourd’hui fait partie des grands exploits de la course. »

Richard Westerink : « J’ai évidemment eu peur au moment de sa faute et ai douté quand il s’est remis au trot. Et j’ai ai cru dans le dernier tournant quand j’ai vu à la vitesse à laquelle il venait. C’est magnifique. La ligne droite ici n’est pas longue et elle ne m’a pas paru longue aujourd’hui car il fallait qu’Etonnant refasse son retard. Cette course était un objectif comme pour beaucoup d’autres professionnels. Mais quand tu as le meilleur cheval, c’est plus facile. »

Richard Westerink, troisième ex-aequo au palmarès de l'Eliltoppet
Richard Westerink rejoint Leopold Verroken en qualité d'entraîneur triple vainqueur de l'Elitloppet. Devant eux, deux monstres sacrés du trot : Johannes Frömming (4 succès) et Stig Johansson (6 succès).


Timoko entre encore un peu plus dans l’histoire de l’Elitloppet
Richard Westerink n’est pas plus étonné que cela quand on parle des mérites de son champion Timoko, double vainqueur de l’Elitlopp et dorénavant père d’un vainqueur avec Etonnant : « On savait déjà tout sur Timoko : c’était un super champion et il produit très bien. Il en fait encore la preuve aujourd’hui. » Oui, mais Timoko est quand même désormais plus que cela. Il devient tout simplement le premier à apparaître dans le palmarès comme lauréat et comme père de vainqueur. Chapeau l’artiste.






quand tu as le meilleur cheval, c’est plus facile.
Richard Westerink



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