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Actualité - 30.12.2020

Le Prix de Bourgogne - Q#5 : la qualif la plus significative ?

C’est la grande préparatoire par excellence, même si la tendance est désormais de parler de qualificative. Le Prix de Bourgogne (Gr.2), nanti du titre de Qualif #5 dans le catalogue des Prix d’Amérique Races ZEturf, sera la dernière apparition, normalement, de Face Time Bourbon avant la défense de son titre dans la Legend Race.

Ce choix a été fait par Sébastien Guarato au détriment du Prix Ténor de Baune (Gr.2), disputé la semaine dernière. Il permettra au crack de disposer d'une semaine de récupération supplémentaire sur sa dernière victoire, dans la Qualif #2, et de produire une ultime sortie à quatre semaines du Prix d'Amérique, contre cinq s'il avait participé au Prix Ténor de Baune. Autre raison avancée par Sébastien Guarato : Face Time Bourbon évoluera dimanche sur le parcours des 2 100m (autostart) et travaillera plus dans le registre de la vitesse.
Conséquence directe : le Prix de Bourgogne est d’ores et déjà la qualificative la plus relevée du meeting avec un casting comprenant Face Time, Billie de Montfort, Davidson du Pont, Vivid Wise As et Délia du Pommereux, tous déferrés des quatre pieds ! Et certains d’entre eux (notamment les deux derniers cités) courront aussi pour l’un des trois billets qualificatifs pour l’Amérique.

La temporalité idéale avec le grand objectif
Commençons par la temporalité. Placé à un mois du Prix d’Amérique, le "Bourgogne" est dans le parfait timing. Les épreuves préparatoires précédentes arrivent trop tôt pour les champions qui visent la Triple Couronne (ne serait-ce qu’une participation aux trois grands internationaux de l’hiver), voire dans la foulée une tentative dans le Critérium de Vitesse de la Côte d’Azur, à la mi-mars. Cela les emmènerait sur une amplitude de forme optimale de quatre mois si le top départ était donné par la Qualif #1 (Prix de Belgique), en novembre. Le Prix de Belgique (Qualif #6), ensuite, est trop proche de l’objectif pour se donner une chance de corriger substantiellement le tir en cas d’insuffisance de condition. La temporalité toujours : l’écart d’un mois avec le Prix d’Amérique permet ensuite tous les scénarios : continuer encore à monter dans les tours ou travailler sur la fraîcheur avant de réaccélérer dans les deux dernières semaines. Voilà pourquoi le "Bourgogne" est à la bonne place pour lâcher les chevaux sans remord. Ce sont toutes ces raisons qui font, par exemple, que Davidson du Pont [photo] devra montrer du mieux ce dimanche. Ce sera d’ailleurs la première fois depuis… le Prix de France (Gr.1) que Jean-Michel Bazire se mettra au sulky de son pensionnaire. Déjà un signe qui change tout.

Sa distance
Seul rendez-vous des 4 "B" à se courir sur courte distance, le Prix de Bourgogne offre aussi la possibilité de faire un vrai travail intense et poussé dans le registre de la vitesse – tout en sollicitant la tenue dans l’exercice particulier des 2 100 mètres parisiens. L’acide lactique sera de sortie dimanche mais les athlètes auront largement le temps nécessaire de l’évacuer par la suite. Cette montée en régime, comme dans une logique de travail en fractionné, doit augmenter les capacités à court terme de chacun.

Avant 2004 : l’entrée en lice des étrangers
Jusqu’en 2003, les Prix de Bretagne et du Bourbonnais n’étaient pas des internationaux et se disputaient entre franco-français avant l’arrivée des grosses pointures étrangères dans le Prix de Bourgogne. L’américaine Moni Maker y a entamé son meeting en 1999, remportant l'épreuve, avant de courir plus sagement dans le "Belgique" et de remporter la Legend Race dans la foulée.

Nombre de vainqueurs du Prix d’Amérique lors du même meeting depuis 1980
Qualif #1 Prix d’Amérique ZEturf (Prix de Bretagne) : 5 / Qualif #2 (Prix du Bourbonnais) : 5 / Qualif #5 (Prix de Bourgogne) : 11 / Qualif #6 (Prix de Belgique) : 6

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