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Actualité - 26.08.2020

Spécial Ventes : le Haras de l'Être habitué aux sommets

En peu d’années, Alain Thébault et son épouse, Tiphaine, se sont imposés dans le paysage des préparateurs de yearlings, au point de multiplier les « top-prices ». Cet été encore, ils investissent Deauville avec ambition, déléguant 31 sujets sur le ring.


La structure
Le Haras de l’Etre s’étend sur une cinquantaine d’hectares, au cœur de la Suisse Normande, sur la commune de Saint-Pierre-du-Regard, aux confins des départements de l’Orne et du Calvados. Il prend place sur l’ancien site de l’Elevage du Closet. Une trentaine de poulinières, principalement trotteuses, y sont abritées à l’année.

Les succès aux ventes
« Ces deux dernières années, nous avons surfé sur de très grosses vagues, ayant fait, à chaque fois, coup double dans les rangs des «top-prices » ! Avec, respectivement, Hunter Valley, à 400.000 euros, et Here I Am, à 320.000 euros, en 2018, puis avec Inferno Céké, à 265.000 euros, et Iceman du Klau, à 175.000 euros, en 2019. Aujourd’hui, Hunter Valley donne beaucoup de promesses sur la piste, ayant ouvert son palmarès d’emblée, avec brio. Quant à Inferno Céké, il est d’ores et déjà qualifié. L’été dernier, en provenance de notre propre élevage, Impérial de l’Etre, un « Booster Winner », avait été vendu 42.000 euros ; or, il vient de gagner à Cabourg, pour sa deuxième sortie. En 2018, nous avions aussi Helgafell, vendu 30.000 euros et actuel numéro un des 3 ans, candidat à la victoire dans la première Yearling Cup, samedi. »

Les présents espoirs
« Sur notre trentaine d’inscrits, permettez-moi d’en détacher huit, trois mâles et cinq femelles. Les poulains sont le numéro 21, Jaimécu Pierji, propre frère du vainqueur du Critérium des Jeunes et du Prix de l’Etoile Ecu Pierji, le numéro 69, Jesper Williams, demi-frère de Carat Williams, autre gagnant de Critérium, par Love You, et le numéro 80, Jeux de Pouvoir, un Coktail Jet d’une grande ascendance maternelle Dubois. Les pouliches sont le numéro 32, Jamaïque Pierji, par Brillantissime et une descendante de la matrone de Pierre Julienne, Brettia, le numéro 72, Jessie Jet, une « Love You », sœur de semi-classique et nièce de classique, le numéro 121, Juliéna Blue, une petite-fille de la championne Mahana, par Bold Eagle, le numéro 122, Julietta Star, autre fille de Bold Eagle, dont la mère est une sœur de Quaker Jet, et le numéro 421, Je T’Aime Always, par Carat Williams et la lauréate du Prix des Centaures Valdice de Mars. »

La méthode de préparation et de travail
« La phase de préparation des yearlings commence à partir de la mi-juin. Durant le premier mois, on s’attache à les travailler en main, à la longe, et au marcheur, tout en les laissant longuement au paddock. Après quoi, sur une piste en terre d’environ soixante-dix mètres, qui monte et qui descend, nous leur apprenons à trotter en liberté. Nous avons mis cela en place l’an dernier et c’est une initiative appréciée des entraîneurs et des courtiers qui viennent visiter les chevaux avant les ventes. Ceux qui montent bien prouvent qu’ils ont de la force et, s’ils descendent favorablement, c’est qu’ils ont de l’équilibre. Les visiteurs peuvent observer la manœuvre depuis un petit kiosque en bois, situé à un endroit stratégique, où on leur offre un café ou un rafraîchissement. C’est, à la fois, professionnel et convivial. »

Le contexte
« La crise sanitaire est, évidemment, un frein, en soi. Elle est à l’origine de la baisse des allocations et, sans doute aussi, d’un catalogue d’un niveau un peu moindre que celui des années précédentes, en ce sens qu’il y a eu davantage de ventes à l’amiable, certains éleveurs, dans l’expectative quant à la situation sanitaire et économique, préférant, comme l’on dit, tenir que courir et assurer leurs transactions. D’autres ont choisi de garder et de ne pas passer par la case ventes. On est dans un contexte inédit et sensible. Cela étant, la vente d’été du mois dernier, qui marquait la reprise de l’activité, après le confinement, s’est plutôt bien passée. A mes yeux, le marché a été le même que d’habitude. Il n’y a donc pas lieu d’être alarmiste pour les ventes de yearlings. »

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