... ©Ch. Lepescheux
Actualité - 28.08.2020

Spécial Ventes Les élèves de Bellaigue

Dominique de Bellaigue ne déplace que trois yearlings à Deauville, mais avec des ambitions. Eleveur vendeur parmi les plus chevronnés, présentant ses chevaux de longue date aux enchères publiques, il porte un regard lucide sur les ventes et sur la façon qu’il a, lui-même, de les aborder.

La structure
L’élevage de Dominique de Bellaigue est ancré au Haras de Fleuriel, à Quetteville, dans le Calvados. La propriété s’étend sur deux-cent trente hectares et abrite trente-cinq poulinières et leurs produits.

Les succès aux ventes
Dominique de Bellaigue : « Je n’ai jamais vendu vraiment très cher. Mon « top », aux ventes, remonte à loin. C’est sans doute le fils de Quioco et Gamélia, Talassius, qui avait fait afficher, en monnaie transformée, quelque chose comme 100.000 euros et qui a été un bon cheval, classique et étalon. Au cours de la décennie écoulée, à la vente de yearlings sélectionnés d’Arqana Trot, j’ai vendu notamment Ave Avis et Balbir. Le premier a été acheté 26.000 euros par KS Courtage, pour le compte de Lucien Urano. Il a gagné le Critérium des 5 Ans et a fini sa carrière presque millionnaire. Quant au second, je l’ai vendu 28.000 euros et il compte trente-deux victoires, pour près de 900.000 euros de gains. Dans les deux cas, le rapport qualité-prix est enviable ! »

Les présents espoirs
Dominique de Bellaigue : « Ce n’est pas tous les ans que j’ai trois yearlings comme ceux-là pour la vente de sélection : un frère de Balbir par Love You (numéro 37), une fille de Saxo de Vandel, dont la mère, bonne gagnante, est issue d’une sœur de Bahama (numéro 50), et le premier produit, un mâle par Bird Parker, de la bonne Berkane, qui a quasiment 100.000 euros de gains (numéro 62). Ce sont, en outre, des « papiers » vivants, tel celui de la « Saxo de Vandel », dont les deux sœurs aînées viennent, pour l’une, Garima, de s’imposer à La Capelle, pour l’autre, Inama, de se qualifier à Caen. Comme les modèles suivent, j’ai le droit d’avoir quelque espoir. Mes autres yearlings, au nombre d’une vingtaine, prendront la direction des ventes de Caen, où il existe une autre clientèle. A Deauville, il faut du « haut de gamme » ; sinon, on ne vend pas ou on vend mal. On se doit d’être réaliste et de ne pas surclasser ses chevaux. C’est comme en compétition. »

La méthode de préparation et de travail
Dominique de Bellaigue : « C’est ma fille, Léa, qui supervise la préparation des yearlings, à Fleuriel. Nous avons mis en place, là-bas, un manège automatique, qui commence par nous servir au moment du sevrage. Nous y faisons passer les foals pendant une dizaine de jours. Après quoi, nous les répartissons par groupes dans différents herbages. Une fois yearlings, ils sont repris au mois de juillet, deux mois avant les ventes, afin d’y être préparés, notamment au manège. »

Le contexte
Dominique de Bellaigue : « Avec tout ce qui se passe en ce moment, je tends un peu le dos, forcément. Cela touche non seulement la profession, mais la France et même le monde. Est-ce que les étrangers vont investir ? On ne sait pas. Il y a cependant deux éléments positifs : les jeux hippiques se portent bien et la vente d’été, du mois de juillet, a donné lieu à des résultats tout à fait corrects. »

C’est dit !
Dominique de Bellaigue : « On peut s’étonner et regretter que l’on ait avancé, au dernier moment, la date de commencement des ventes. La vie m’a appris que, lorsqu’une date est inscrite, en l’espèce sur la couverture d’un catalogue, c’est celle qui est retenue par les usagers. Après quoi, si un changement intervient, on n’est jamais sûr que tout le monde en aura eu connaissance. La vente de sélection d’Arqana Trot est tout de même la plus belle vente de l’année dans la spécialité et je trouve qu’elle mérite un meilleur traitement et autant de considération que la vente de galop, pour la préservation de laquelle, a-t-on dit, elle a été avancée d’une journée. Moyennant quoi, j’espère que tout fonctionnera au mieux. »

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