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Actualité - 21.03.2021

Maladies, AVC ou fin de vie : le rôle thérapeutique du cheval

C’est un apport bénéfique dans le traitement des maladies et de l’AVC : la présence du cheval peut aider l’être humain dans son rétablissement. Ainsi, la compagnie pharmaceutique allemande Boehringer Ingelheim et le centre de rééducation Equiphoria (Lozère) ont lancé un partenariat pour aider les patients victimes d’AVC grâce à l’hippothérapie. Un essai thérapeutique d’une durée de quatre ans qui pourrait aider les victimes à améliorer leurs capacités physiques et mentales pour retrouver une indépendance, et avant tout, une meilleure qualité de vie.
Le centre Equiphoria, basé à La Canourgue en Lozère, propose depuis sa création des thérapies non-médicamenteuse basée sur un support : le cheval. Il est, au quotidien, utilisé comme collaborateur du psychologue, du neuropsychologue, du kinésithérapeute, du psychomotricien, de l’ergothérapeute, de l’orthophoniste, etc. Plus concrètement, des personnes en situation de handicap, malades ou victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) peuvent bénéficier d’un accompagnement au plus proche de l’animal, qui pourrait leur permettre d’améliorer leurs capacités physiques ou mentales à l’issue de la thérapie.
Et pour cause. Il est démontré que seuls 20 % des victimes d’AVC reprennent leurs activités antérieures. C’est pour cela que le centre de rééducation a lancé un partenariat avec la compagnie pharmaceutique Boehringer Ingelheim. Établi uniquement pour les personnes victimes d’un accident vasculaire cérébral (pour information, en France, toutes les quatre minutes, une personne est victime d’un AVC), cet essai thérapeutique a pour but d’aider les victimes pour qu’elles retrouvent une meilleure qualité de vie.

Comment fonctionne l’hippothérapie ?
La présence du cheval, animal sensible et réceptif, stimule les circuits neuronaux du patient avec son mouvement similaire à la marche humaine. Ainsi, qu’il soit en selle ou à pied, le patient travaille sur sa posture, son tonus, son équilibre, sa motricité mais aussi ses émotions, sa confiance en soi et d’autres aspects psychiques.
Les chevaux, spécialement sélectionnés et « façonnés » pour ces traitements, peuvent ressentir les pathologies pour transmettre des informations au personnel de santé. Destiné principalement aux patients, cet essai thérapeutique devrait également bénéficier aux aidants, qui sont sans relâche auprès des victimes. « L’évolution du patient étant étroitement influencée par son entourage, le programme vise à renforcer les compétences des aidants afin de limiter leur fatigue, leur stress et améliorer l’efficacité de leurs efforts », explique Hélène Viruega-Bogros, cofondatrice d’Equiphoria, interviewée par la compagnie pharmaceutique.

Le cheval Peyo également acteur auprès des malades
Equiphoria n’est pas le seul acteur en France à promouvoir l’hippothérapie. Les patients en fin de vie, Peyo les accompagne depuis 2016, tout en devant s’adapter naturellement à la crise sanitaire de la Covid-19. Dans les hôpitaux des Hauts-de-France, sur la Côte d’Opale, où son propriétaire et soigneur Hassen Bouchakour s’est installé, Peyo rend visite, plusieurs fois par semaine, à des patients en soins palliatifs. Il se déplace également partout en France dans les services d’enfants malades. Un autre moyen de mettre le cheval au service des malades.
Ancien multiple champion de dressage artistique, le cheval de 16 ans sait détecter les maladies, mais apporte, surtout, de l’amour, de la magie et de la légèreté à ses patients.
En ayant même jusqu’à aider à affaiblir les souffrances, comme l’explique celui qui œuvre, au quotidien, à ses côtés, à nos confrères de France 3 : « On ne l'explique pas, mais on arrive à diminuer la dose de morphine des malades qui ont été en contact avec Peyo. » Un nouveau témoignage qui montre bien que les animaux, et plus précisément les chevaux, sont un biais de traitement thérapeutique auprès des souffrants.

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