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Actualité - 22.03.2021

2020 : l'année des records pour les jeux d'argent en ligne

Tweets de Cyril Linette et d'Emmanuelle Malecaze Doublet saluant les performances 2020 de pmu.fr

Les jeux en ligne, dont les paris hippiques, font partie des gagnants de 2020. Dans son dernier et tout récent rapport sur le marché 2020 des jeux d’argent et de hasard en ligne, l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) désigne 2020 comme
« une année bascule du point de vue des pratiques de jeu et une année record au regard des niveaux d’activité qui sont relevés ». Une année record qui profite aussi aux paris hippiques online qui établissent une nouvelle référence historique à 354 M€ de produit brut des jeux.

Le chiffre d’affaires du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne progresse de 22 % en 2020 pour atteindre 1,74 milliard d’euros (produit brut des jeux cumulé, soit ce qui reste aux opérateurs de jeux après reversement des mises gagnantes), soit son plus haut niveau depuis l’ouverture à la concurrence en 2010. En 2019, ce même indicateur s’élevait à 1,42 M€. Les trois grandes composantes des jeux en lignes en profitent :
- les paris sportifs avec un produit brut des jeux total de 940 M€, soit +7 % du chiffre d’affaires,
- les paris hippiques avec un produit brut des jeux total de 354 M€, soit +31 % du CA,
- le poker avec un produit brut des jeux total de 446 M€, soit +64 % du chiffre du CA.
L’ANJ commente dans son rapport : « À bien des égards, 2020 constitue une année extraordinaire et un tournant pour le secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne ; elle est à la fois une année bascule du point de vue des pratiques de jeu et une année record au regard des niveaux d’activité qui sont relevés. »

2010-2020 : quel bilan dix ans après l’ouverture ?
Dix ans après l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne ouvert à la concurrence, le secteur d’activité, porté par une croissance dynamique et continue, représente aujourd’hui environ 17 % du chiffre d’affaires total du marché des jeux, contre 7 % en 2011. Au total, le nombre de joueurs a plus que doublé entre 2011 et 2020 tandis que le Produit Brut des Jeux a quasiment triplé sur la période, propulsé par les paris sportifs (+717 %), la poussée du poker (+42 %) et des paris hippiques (+46 %).
L’ANJ commente sur ce point : « L’année 2020 semble représenter un tournant pour le secteur des jeux en ligne qui s’installe durablement dans une place qui n’est plus marginale et qui est porté par une dynamique rapide. »

Des paris hippiques en ligne qui approchent de 1,5 milliard d’euros
Avec des mises hippiques chiffrées à 1 473 M€ en 2020, les paris hippiques en ligne ont ainsi enregistré une progression des enjeux de 33 % par rapport à 2019. Il s’agit du volume de mises le plus important engagé en ligne sur une année. Le produit brut des jeux associé au segment croît à un rythme proche des enjeux (+31 %) et établit une nouvelle référence historique (354 M€).
Depuis 2017, le marché des paris hippiques en ligne affiche une croissance continue de l’activité, d’abord modérée de 2017 à 2019 (+6 % en moyenne) mais qui s’est depuis très nettement accélérée.

La bonne résistance au pire de la crise 2020
Même pendant l’arrêt des courses françaises, du 17 mars au 11 mai, les volumes de paris hippiques en ligne se sont d’abord maintenus au niveau de ceux de 2019 (hors une semaine atypique), puis sont rapidement repartis à la hausse [lire graphique des mises hebdomadaires comparées 2019 et 2020 en bas de la page 3]. L’ANJ note à ce sujet : « Une grande partie des parieurs hippiques a néanmoins maintenu son activité de paris, se rabattant sur l’offre disponible. »

La très bonne dynamique de fin d’année
C’est en fin d’année que les paris hippiques en ligne ont dépassé toutes les références connues. Sur les deux derniers mois de l’année, les volumes de paris hebdomadaires sont en hausse dans une fourchette comprise entre +40 % et +60 % sur ceux de 2019. Comme le commente l’ANJ : « La croissance a même encore accéléré au dernier trimestre, où les enjeux du secteur atteignent 448 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 53 % par rapport au quatrième trimestre 2019 (294 M€) et de 23 % par rapport au troisième trimestre 2020 (363 M€). »


Les paris sportifs et le poker : deux scénarios bien particuliers
Les indicateurs à la hausse des paris hippiques sont dans un certain sens en continuité avec les précédents exercices, renforcés néanmoins par les effets à leurs avantages de la l'année de la Covid. Pour les paris sportifs, l'année a été moins profitable avec une augmentation de « seulement » 7% de chiffre d’affaires. Il reste que le marché des paris sportifs en ligne demeure, de loin, l’activité dominante du secteur des jeux en ligne. Les mises engagées en 2020 sur les compétitions sportives atteignent 5,3 milliards d’euros, soit le montant de mises le plus élevé généré sur une année depuis l’ouverture à la concurrence en 2010. Dans le même temps, la population de parieurs sportifs continue d’augmenter, l’activité enregistrant sur l’année plus d’un million de joueurs supplémentaires par rapport à 2019, soit 4,4 millions de joueurs de paris sportifs. Après un deuxième trimestre en perte d’activité (-56 % du chiffre d’affaires), la conjoncture du marché des paris sportifs s’est renversée au cours du second semestre avec la reprise des compétitions sportives.
Pour le poker, le chiffre 2020 qui constitue un nouveau record efface surtout une séquence de récession du marché. L'ANJ précise à ce sujet : « Le chiffre d’affaires du poker en ligne pour cette année s’envole à 446 millions d’euros (+64 % par rapport à 2019), ce qui constitue un nouveau record d’activité effaçant la précédente référence qui datait de 2011, première année complète du lancement de l’ouverture du marché. » Pour le poker, on peut même parler d'effet d'aubaine avec les mesures de confinement (et plus particulièrement celles relatives au premier confinement) qui ont entraîné un regain d’intérêt pour le secteur.
L’hippique en ligne recrute moins que les autres jeux sur Internet
L’augmentation des volumes d’enjeux hippiques sur Internet est alimentée par le recrutement de nouveaux joueurs avec
+5 % de CJA (compte joueur actif). Mais pour l’ANJ, ces nouveaux joueurs pourraient être en bonne partie des joueurs du réseau des points de vente du PMU qui ont changé leurs habitudes et ont donc investi le réseau des différents opérateurs des paris hippiques en ligne. Cette hypothèse s’appuie sur le volume des enjeux moyens (le panier moyen du consommateur-parieur en quelque sorte) qui est élevé (en augmentation de +25 % sur la période) et se corrèle mal avec l’arrivée de nouveaux pratiquants « néophytes ». Ce qui donne dans le rapport de l’ANJ : « Il est permis de penser, eu égard à l’ampleur de l’augmentation des dépenses moyennes sur la même période (+25 %), qu’il traduit le report, du fait de la crise mais dont l’effet pourrait être plus durable, d’un certain nombre de joueurs qui pariaient en point de vente vers le segment des paris en ligne. »
Il faut noter que les +5 % du nombre de CJA en 2020 pour les paris hippiques est nettement inférieur à ce qu’affichent les paris sportifs (+ 30 %) et le poker en ligne (+ 53 %).

Autres données : ce que l'on apprend aussi du bilan 2020 de l'ANJ
■ 448 M€ d'enjeux au quatrième trimestre 2020, soit le plus volume le plus important jamais enregistré sur un trimestre pour les paris hippiques.
■ + 242 % : augmentation des enjeux engagés sur les courses hippiques disputées à l'étranger. Cette hausse s'explique par les seules courses internationales proposées aux parieurs pendant le premier confinement. L’activité sur les courses étrangères représente 25 % de l’ensemble des mises en 2020 contre 10 % en 2019. Mais sur le seul quatrième trimestre, les courses internationales ne représentent "que" 18 % des enjeux.
■ Les courses de trot représentent 55 % du total d’enjeux du quatrième trimestre 2020 contre 45 % sur les courses de galop.
■ Les abondements et bonus ont été peu mobilisés par les opérateurs de paris hippiques au quatrième trimestre 2020 pour inciter leurs joueurs à parier. Ils reculent de 23 % sur le trimestre (par rapport à la même période de 2019) à 4 millions d’euros. Les abondements et bonus distribués en 2020 sont les plus faibles des trois dernières années : 15 M€ en 2020 contre 25 M€ en 2019 et 33 M€ en 2018.
■ L'ensemble des prélèvements (impôt et taxes dont la taxe affectée pour la filière) sur les paris hippiques en ligne 2020 s'élève à 179 M€, le record depuis l'ouverture des jeux à la concurrence en 2010. En 2018, ces prélèvements s'élevaient à 38 M€ et à 145 M€ en 2019.

-15 % sur le réseau des points de ventes PMU
Le modèle économique du PMU, dans sa double composition points de vente (offline) et internet (online), est en train de changer. L'offline qui représentait 90 % du volume total des enjeux hippiques du PMU devrait être en baisse de 15 % en 2020 (notamment en raison de la fermeture administrative d'une partie du réseau des points de vente pendant la crise sanitaire de la Covid), précise l'ANJ dans son rapport. Et pendant ce temps, l'online affiche +33 %. Un effet ciseaux qui ne change pas encore le modèle sur ses principes mais le modifie dans son pilotage.

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