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En bref - 27.03.2021

Lutte contre les parasites : moins traiter pour mieux traiter

Porté par le désir de vermifuger les équidés à bon escient, des ingénieurs ont lancé un projet de simulation du risque parasitaire au pâturage. Ainsi, le projet Parasit’SimEq, mené par l’Anses, Oniris, l’Inrae et l’IFCE a pour but de développer un outil d’aide qui identifiera les périodes à risques parasitaires sur un groupe de chevaux au pâturage pour ainsi les traiter au juste moment. À terme, le but est de réduire l’usage des vermifuges sur les chevaux.

La vermifugation du cheval peut intervenir à plusieurs reprises annuellement. Mais, à force de traitements, les parasites peuvent développer une forme de résistance aux différents vermifuges, altérant l’efficacité de ces derniers sur les équidés. Afin de conserver leur efficacité contre les parasites, il devient indispensable, selon les ingénieurs chargés du projet Parasit’SimEq, de traiter les chevaux uniquement lorsque le risque parasitaire est présent.
Ainsi, ces ingénieurs, depuis quelques mois déjà, mettent au point un outil d’aide permettant d’identifier les périodes à risques parasitaires d’un groupe d’équidés au pâturage. Dès lors, les vermifugations ne seront réalisées que comme réponse à la période à risque et en fonction du cheval, et non plus systématiquement. « En faisant leur crottin au pâturage, les chevaux éjectent des parasites qui se développent en larves, explique Marie Delerue, responsable du projet. Forcément, lorsqu’ils mangent l’herbe du pré, ils avalent ces larves. Il s’instaure donc un cycle qui peut être modifié en fonction de la température, qui accélère la production de larves, et du volume d’herbes, précise-t-elle. Nous sommes donc en train de tester un outil d’aide qui passe par la coproscopie : on ramasse les crottins de chaque cheval d’un groupe, on l’analyse au microscope et compte le nombre d’œufs de parasites. On peut alors voir quel cheval participe plus ou moins à la contamination de la parcelle et identifier quel cheval vermifuger. »

Un outil qui a déjà fait ses preuves
Ce projet a déjà été testé sur cinq groupes de chevaux au pré entre mars et novembre 2020. Les résultats ont été confrontés avec la première version de Parasit’SimEq et montrent bien une cohérence entre la quantité de larves infestantes estimée par l’outil et le nombre de larves comptées sur les parcelles suivies. Pour se diriger vers une validation de l’outil, 25 groupes de jeunes et d’adultes seront de nouveau suivis sur les deux années à venir.

Des perspectives d’application concrète
Si l’outil se présente actuellement sous un format Excel, les équipes d’ingénieurs aimeraient le rendre facilement utilisable et diffusable. Une application Web « Parasit’SimEq » permettra, à terme, de comprendre la dynamique d’infestation des pâtures mais aussi d’apprendre comment l’homme peut intervenir contre le risque parasitaire.

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