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Actualité - 14.05.2021

Entre grands principes adoptés et incertitudes d'application

La Fédération Nationale des Courses Hippiques a diffusé ces dernières heures un projet provisoire de nouveau cahier des charges aux Fédérations régionales et sociétés de courses de province prenant en compte les règles énoncées par le gouvernement dans ce qui est appelé le nouveau déconfinement. Si les grands principes sont globalement clairs, avec la mise en place du système de jauge, de nombreux sujets restent encore en suspens dans l'attente de la parution du décret et des discussions encore en cours avec les Ministères sur l'application des nouvelles règles.

Des paliers et des jauges
Le principe général adopté est donc celui de la réouverture tout en progression. Et si le monde d’avant-pandémie n’est pas pour demain, la première étape est bien de gérer le retour du public dans des enceintes autorisées à le faire. Les hippodromes en font partie et le premier départ est prévu pour le 19 mai (jusqu’au 9 juin). Ce sera la phase 1 avec un taux maximum de 35 % de la jauge déclarée officiellement en Préfecture selon les règles des ERP (Établissements Recevant du Public) et pas plus de 1 000 personnes. La définition du « public » sera une clé importante et le projet de cahier des charges proposera le maintien du principe actuellement en vigueur : un cheval partant peut avoir un maximum de quatre personnes autorisées autour de lui, à savoir son lad, son entraîneur, son driver/jockey et son propriétaire ou son représentant. Ces quatre personnes ne rentreront pas dans le compte des 1 000 personnes. Consciente de la frustration générée par ces longs mois de huis-clos, la société de Cheval Français envisagerait de distribuer trois invitations pour chaque cheval partant afin de permettre aux éleveurs et autres entourages du cheval de re-goûter aux joies de la présence sur un hippodrome.
Ces trois personnes seront elles bien comptabilisées en tant que « public » et pèseront dans le nombre maximum de 1 000 personnes.
La phase 2 interviendra à partir du 9 juin et le pourcentage passera alors à 65 % et la limite haute à 5 000 personnes.

Décompté dans les 1 000 ou pas ?
NON : lad, entraîneur, driver/jockey, propriétaire ou son représentant, journalistes, personnels de l’hippodrome et prestataires
OUI : les invités par cheval (au nombre de 3) et les spectateurs


Oui, mais...
Et c'est donc là qu'intervient un "mais". Car ces mesures pourraient aussi s'accompagner d'une demande ministérielle de raccourcissement de délais entre deux tests PCR pour les professionnels, dans la mesure où ceux-ci seraient amenés à croiser des personnes dites du public et non soustraites aux mêmes règles sanitaires qu'eux. Une exigence difficile à accepter pour les professionnels dont on peut saluer le respect des règles depuis la mise en place des huis clos et huis clos renforcés. C'est pourquoi, en introduction au compte-rendu du son Conseil d'Administration, LeTROT précisait hier : "Les récentes annonces gouvernementales permettent d’envisager la réouverture de l’ensemble des points de vente du PMU au mois de juin, tandis qu’une sortie du huis clos renforcé imposé sur les hippodromes est également prévue à partir du 19 mai. L’Institution travaille actuellement, en étroite collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, à la définition du cahier des charges qui pourrait être appliqué pour l’organisation des courses et l’accueil du public sur les hippodromes, en tenant compte du maintien de certaines contraintes sanitaires."
Des discussions et négociations qui doivent déboucher sur un bon équilibre, le devenu fameux bénéfices/risques qu'on pourrait décliner dans notre cas en bénéfices/contraintes. Il faudra en tout cas en savoir plus ces prochaines heures pour décrire les contours précis de cette tant attendue réouverture au public des hippodromes.

Les enjeux
Le retour d’une partie du public dans les différents sites hippiques et donc une forme de liberté de déplacement ne se feront donc pas sans contraintes. En tout cas en termes organisationnels. Appliquées aux hippodromes, les règles en vigueur auront ainsi des conséquences sur les fréquentations des halls (plus ou moins grands en fonction des champs de courses) qui pourront être fermés ou voir leurs accès régulés (gestion des entrées et des sorties) grâce à des personnels dédiés et équipés pour remplir leur mission. Les lieux de restauration intérieurs seront interdits et seuls les espaces extérieurs avec places assises seront autorisés.
Les grandes lignes sont donc là mais leur mise en œuvre dans les meilleures conditions et pour tous sera un défi important à relever. Le projet de cahier des charges diffusé ces dernières heures apporte les premières réponses et notamment aux petites sociétés de courses en région, avant les très attendues précisions du décret qui devra être publié avant le 19 mai. Comptez sur 24h au trot pour vous informer dans les meilleurs délais.

le devenu fameux bénéfices/risques se décline ici en bénéfices/contraintes.

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