... © ScoopDyga
Actualité - 29.05.2021

Paris hippiques : le cheval comme facteur d'attractivité ?

Le pari hippique est au cœur de tous les discours d’avenir sur les courses hippiques. Les sociétés mères l’ont fait entrer dans leurs stratégies. Le PMU doit de son côté sortir cette année un nouveau jeu. Il devient même un objet d’étude dans école de management du sport.

Étudiante à Angers en Master 2 de Management du sport, Anna Moreau mène une étude sur les spécificités des paris hippiques et notamment sur la place du cheval au sein du processus de jeu. Ce projet s’inscrit dans son cursus et fera l’objet d’un mémoire de fin d’études. Elle est actuellement à la phase initiale de collecte des données et a créé un questionnaire accessible à tous pour documenter les manières dont chacun de nous aborde le pari hippique. Avec l’idée d’identifier et quantifier la place du « facteur cheval » dans cette démarche de jeu. Chacun peut (doit) donc répondre au questionnaire disponible par CE LIEN.

Angevine et née dans une famille passionnée par les courses de plat et d’obstacle, la famille Guimard, dont son oncle Ferdinand-Jacques, dit Ferdic, a toujours développé une activité d’entraîneur en marge de ses activités professionnelles, Anna Moreau fréquente les hippodromes depuis toujours. Devenue cavalière de CSO, elle revient pour nous sur son projet d’étude.

24H au trot.- Comment un tel sujet sur les courses et précisément le pari hippique s'est-il décidé ? Est-ce une commande de votre école ou à votre initiative ?
Anna Moreau.- Il s’agit d’une commande de mon école dans le sens où je devais produire un mémoire sur un sujet, représentant un travail de deux ans, dans le cadre de mon Master Management du Sport. Mais le sujet sur les courses est bien une proposition personnelle. Il me fallait un sujet qui m’intéresse, me tienne en haleine, suscite ma curiosité et me motive. J’ai choisi un sujet lié aux courses hippiques avant tout parce que je suis passionnée par les chevaux et que je connais la filière grâce à ma famille. Je suis moi-même cavalière et j’ai des contacts dans le domaine. J’ai aussi souhaité capitaliser sur mon réseau pour mon travail de recherche. Et puis, les paris hippiques ont toujours suscité ma curiosité. C’est un sujet à la fois populaire mais qui peut vite devenir très technique, nécessitant des connaissances sérieuses.

Pas de problème pour le faire accepter par votre école ?
Non vraiment aucun. Au contraire, ma proposition a été très bien reçue, sur un secteur que les jurys de mon école ne connaissent pas vraiment.

Vous orientez votre étude sur la place du « facteur cheval » dans le processus du jeu. Explication ?
La particularité du pari hippique, c’est justement la présence d’un animal. C’est assez paradoxal car, d’un côté, il y a de nombreux indicateurs qui permettent au parieur de « prévoir » et lire en amont le déroulement de la course, comme les données sur chaque cheval partant, chaque jockey/driver, les conditions de la courses, l’état du terrain, etc. Mais, a contrario, la discipline développe aussi un certain nombre d’incertitudes liés aux aléas des courses et à la répétition ou non de la performance du cheval qui est par définition un être vivant. Il y a souvent une place à l’imprévu : « David peut toujours battre Goliath ».

Quel est l’objectif de votre travail ?
Il consiste en mieux connaitre les profils des parieurs hippiques mais aussi de faire ressortir ce que représente le cheval pour les parieurs. Aujourd’hui vous pouvez parier sur pleins d’autres sports et, pourtant, les parieurs hippiques sont souvent très fidèles à leur univers.

Avez-vous des premières tendances qui se dégagent ?
Mon questionnaire est encore en diffusion (jusqu’en juin) et il est trop tôt pour évoquer des analyses consolidées. Sur les 600 répondants actuels, 43 % jugent moyenne la réputation des courses en France. La médiatisation quant à elle, reste moyenne pour 40 % des répondants, et faible pour 32 % d’entre eux.
Participez par ce lien.

A voir aussi :
...
Le Prix Roland Jaffrelot marqué par le succès de Douceur du Chêne et l'émotion de Jean-Charles Féron

Au service de Roland Jaffrelot lorsqu'il était apprenti, Jean-Charles Féron était très ému ce lundi sur la Riviera lorsqu'il a triomphé avec Douceur du Chêne (Quif de Villeneuve) dans le Prix Roland Jaffrelot (course A). Décé...

Lire la suite
...
Ghost poursuit sa belle moisson

Son année 2022 est tout simplement remarquable. Lauréat au courage ce lundi aux Sables-d'Olonne pour la cinquième fois depuis le 1er janvier, Ghost (Royal Dream) ne cesse d'apporter des satisfactions à sa propriétaire Mauricette De Sousa, aussi bien ...

Lire la suite
...
Sécheresse : Cherbourg prend les devants

Àdeux semaines de son rendez-vous estival, l'hippodrome de Cherbourg a préféré prendre le temps de bien s'organiser afin d'offrir aux professionnels et à son public les meilleures conditions possibles d'une réunion de courses. Dès dimanche soir, Jea-Philippe ...

Lire la suite
...
Kocktail Love offre un premier succès à Yann Barberot à Bréhal

Pour son premier partant en tant que propriétaire d'un trotteur, Yann Barberot (entraîneur de plat installé à Deauville) a vu ses couleurs briller d'entrée de jeu ce lundi à Bréhal avec Kocktail Love (Love You), un poulain entraî...

Lire la suite