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Actualité - 30.05.2021

Nouveaux prélèvements Précisions de LeTROT

La parution au dernier Bulletin Officiel de Le TROT d'un refus de prélèvement sanguin, dans la phase d'avant course, de la part du cheval Epsom d'Herfraie, appellent différentes précisions.

EXTRAITS DU BULLETIN OFFICIEL
Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au trot,
Attendu que conformément aux dispositions de l’article 77§ II dudit Code, ils ont désigné le cheval EPSOM D’HERFRAIE, déclaré partant dans le Grand National du Trot Paris-Turf couru sur l’hippodrome de Maure-de-Bretagne le 28 avril 2021, afin que ce dernier soit soumis à des prélèvements biologiques à son arrivée sur l’hippodrome,
Vu le compte rendu établi le 28 avril 2021 par la vétérinaire missionnée par la SECF afin de réaliser lesdits prélèvements mentionnant notamment que
- « (elle) a prélevé sans difficulté les chevaux de Messieurs (…), par contre les opérations de prélèvement du cheval de Monsieur Jean-Michel BAUDOUIN ont été compliquées, en particulier il n’a pas voulu qu’(elle) prélève de sang avant la course,
- A l’issue du prélèvement urinaire, alors (qu’elle) s’apprêtait à faire la prise de sang, M. Jean-Michel BAUDOUIN et Monsieur Eric RAFFIN s’y sont opposés en (lui) disant qu’il était incorrect de prélever du sang avant la course,
- (elle a) du attendre l’issue de la course pour prélever le sang»

Vu les précisions fournies par écrit le 3 mai 2021 par l’entraîneur JeanMichel BAUDOUIN qui explique notamment :
- « le prélèvement d’urine a été effectué,
- Sur les conseils d’Eric RAFFIN (jockey d’EPSOM D’HERFRAIE dans le GNT) et Tony LE BELLER (jockey de DECOLORATION dans le GNT), j’ai demandé à ce que le prélèvement sanguin soit effectué après la course plutôt qu’avant afin de ne pas perturber le cheval dans sa préparation,
- (il) ne refuse jamais de (se) soumettre à un prélèvement,
- (il) a suivi certes le conseil de (ses) sportif-jockeys, par manque de recul et de connaissance de l’influence qu’un prélèvement avant course pourrait avoir sur l’animal,
- Il aurait été rassurant, très rapide et simple de publier via le serveur Infonet par exemple la mise en place de ce procédé ainsi qu’une information selon laquelle ces prélèvements n’ont aucune influence sur la performance à suivre des chevaux. »



PRÉCISIONS DE LETROT
Sur ces nouvelles procédures et ses conséquences, la Direction Technique de LeTROT nous a fait savoir :
Au sujet des prélèvements
« Depuis le début de l’année, en parfait accord entre le Trot, le Galop et la Fédération Nationale des Courses Hippiques, des missions de contrôle sont effectuées chaque semaine à l’occasion de réunions de courses, visant à prélever des chevaux dès leur arrivée sur l’hippodrome, c’est-à-dire avant la course. Trois missions ont lieu par semaine : soit deux au trot et une au galop, soit deux au galop et une au trot. Cela a été le cas vendredi dernier à Vincennes et hier à Enghien. Trois chevaux d’une même course sont désignés.
L’objectif de ces opérations est de diversifier les contrôles et ne pas laisser penser que les procédures sont figées.
C’est pour cette raison également que nous augmentons au Trot en 2021 les contrôles à l’entraînement de l’ordre de 20%.
Le contrôle antidopage doit faire l’objet de notre part d’une vigilance permanente et nous ne devons pas nous interdire de remettre en cause nos procédures pour améliorer les contrôles/sanctions mais aussi la prévention. C’est impératif. »


À propos des faits à Maure-de-Bretagne
« Il y a eu à l’évidence un comportement inapproprié de l’entraîneur Jean-Michel BAUDOUIN vis-à-vis du vétérinaire chargé de la mission de contrôle, perturbant le déroulé des opérations. Ce qui ne peut pas être toléré. Le cheval désigné a bien été prélevé en urine avant la course mais pas en sang. Ce qui a été fait après la course. Il n’appartient pas aux entraîneurs ou à leur entourage de décider quand, comment et pourquoi un cheval doit être prélevé d’où la sanction exemplaire (amende de 3000€) qui a été prononcée. D’ailleurs, un prélèvement de sang avant la course n’a aucune incidence sur la performance à suivre d’un cheval en course. Cela a été confirmé à l’entraîneur concerné par un vétérinaire.
Vu les circonstances de cette infraction, les Commissaires de la SECF ont souhaité qu’une évolution des textes réglementaires soit étudiée : à partir du moment où l’un des prélèvements (sang ou urine) n’a pas été effectué conformément à la mission demandée, les sanctions prévues pour l’ensemble des prélèvements doivent pouvoir s’appliquer pour le cas d’un seul des deux prélèvements. Ceci n’est pas juridiquement possible de le faire aujourd’hui. »


Nous reviendrons prochainement sur cette information dans ces colonnes.

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