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Actualité - 30.07.2021

Quelle est la plus grande course du week-end ?

À 62 %, les participants à une consultation sur twitter désignent le Prix de Washington comme la course la plus attendue du week-end

Ce n'est pas un sujet de géographie ou de géopolitique même si son énoncé pourrait le laisser croire. Un énoncé qu'on pourrait formuler de la façon suivante : quel sera le plus grand événement du week-end entre la Wallonie et le Washington ?

Passons maintenant à la formulation hippique et trotteuse évidemment. Le Prix de Washington (Gr.2), samedi à Enghien, et le Grand Prix de Wallonie (Gr.1), dimanche à Mons, proposent deux très belles affiches. Avec dans un représentant Bivans dans chacune d'elles : le champion Vivid Wise As (Yankee Glide) en France et le super crack Face Time Bourbon (Ready Cash) en Belgique. Les castings sont partout intéressants, avec, par exemple, les Bazire Davidson du Pont (Pacha du Pont) et Dorgos de Guez (Romcok de Guez) face à Vivid Wise As et Ce Bello Romain (Jam Pridem) et Drôle de Jet (Coktail Jet) contre Face Time. Tenter de répondre à la question « Quelle est la plus grande des deux ? », c'est entrer dans le champ du subjectif et de l'appréciation personnelle pour beaucoup. Et cela revient donc à ne pas pouvoir aborder la problématique de la grande course (car, après tout, qu'est ce qu'une grande course ?) de front. Certains en resteront là. À 24 Heures, on pense aussi qu'on peut argumenter et objectiver, jusqu'à une certaine mesure, les conditions qui, réunies ensemble, génèrent cette notion de « grand » » ou « plus grand que ». Voici donc, à défaut d'une réponse, des éléments de réponse.
1. Le palmarès et l'histoire. Au commencement, chaque épreuve, comme les deux Groupes qui nous intéressent, a une histoire propre, un passé, un palmarès qui participent, en amont, à la formulation de grande course.

Les épreuves se sont-elles cannibalisées ?
Vaut-il mieux deux Groupes à 24 heures d'intervalle regroupant un total de 18 partants ou un seul, encore plus dense ? Dans le cas présent, le scénario du doublé permet à chacun de définir sa stratégie propre. Sylvain Dupont considère par exemple qu'il est moins difficile de courir pour la deuxième place derrière Face Time que pour la victoire dans le Prix de Washington contre plusieurs candidats au succès. Et l'arithmétique pure a ses limites. Tous les candidats en lice ne se seraient pas retrouvés dans une même épreuve par la grâce d'une simple addition. Comment imaginer une rentrée de Vivid Wise As contre son compagnon de couleurs Face Time Bourbon ?

D'un côté, nous avons une épreuve française, le Prix de Washington, qui est de rang Groupe 2 et donc au statut moins clinquant que l'absolu Groupe 1 associé au Grand Prix de Wallonie. En termes de palmarès, le sprint français propose un palmarès de premier plan avec des vainqueurs de Groupe 1 en pagaille (d'Ourasi à Un Mec d'Héripré, de Coktail Jet à Timoko). Le tenant du titre, Drôle de Jet, appartient d'ailleurs à cette catégorie (gagnant du Grand Prix de l'U.E.T.). Un Drôle de Jet que l'on retrouve cette année à... Mons. De création beaucoup plus récente (première édition en 2000), le Grand Prix de Wallonie fait aussi dans le haut de gamme et, même le très haut de gamme ces dernières années, avec Bold Eagle (deux fois), Aubrion du Gers et Face Time Bourbon pour derniers vainqueurs ! Au regard de deux densités de palmarès finalement approchants sur le temps long, nous mettrons ici une égalité entre les deux épreuves.
Résultat : égalité

2. Qu'en est-il du poids de chacun des plateaux de l'année ?
La présence de Face Time Bourbon est en soi un événement. Chacune de ses prestations apporte un surplus de prestige et d'exception au moment. D'un point de vue intensité, un Face Time vaut cinq vainqueurs de Groupe 1 « normal » et dix vainqueurs de Groupe 2. Mais, pour revenir à des critères de mesure simples, comptabilisons le nombre de vainqueurs de Groupe 1 dans chacune des deux épreuves :
Grand Prix de Wallonie : 4 (Face Time Bourbon, Féerie Wood, Ce Bello Romain, Drôle de Jet),
Prix de Washington : 2 (Vivid Wise As, Davidson du Pont)
Si l'on cumule maintenant le nombre de titres de Groupe 1 au départ, on arrive à 18 pour Mons (15 pour Face Time Bourbon et 1 pour Féerie Wood, Ce Bello Romain et Drôle de Jet) et 12 pour Enghien (8 pour Vivid Wise As et 4 pour Davidson du Pont).
Résultat : avantage pour le Grand Prix de Wallonie

3. Les données conjoncturelles
Quelle importance occupe chacune des deux épreuves du week-end dans le calendrier ? Correspondent-elles à des objectifs précis et désignés ? Non. On ne peut pas dire que ces deux Groupes s'imposent comme un objectif pour ses participants. Pour Face Time, la course arrive à point nommé et devient une opportunité de décrocher un Groupe 1 « en courant sage et ferré », selon les mots de Sébastien Guarato. Aucun de ses rivaux n'a, non plus, fait de la course un objectif de longue date. L'an dernier, l'épreuve avait une dimension particulière comme dernière sortie officielle de Bold Eagle. Elle s'était aussi voulue comme un passage de témoin entre Bold et Face Time, leur nom se succédant au palmarès. Pas de tel enjeu émotionnel cette année. Quant au Prix de Washington, outre qu'il soit Groupe 2, il est aussi une épreuve de passage entre de plus grands moments. Le fait que Vivid Wise As en fasse son décor de rentrée est un plus indéniable mais ne change pas le fait de l'enjeu limité.
Résultat : égalité





Une défaite sans conséquence pour Face Time mais le titre d'une vie pour les autres
Si Face Time était battu dimanche, ce qui semble hautement improbable mais une course reste une course et un événement peut toujours se retourner contre lui, cela n'aurait pas vraiment de conséquence sur le champion et son palmarès. Une deuxième place de sa part disparaîtrait rapidement des mémoires, ce qui n'en serait pas de même d'une deuxième place dans le Prix d'Amérique par exemple, attachée à vie à son palmarès. En revanche, toujours dans cette hypothèse de travail d'une défaite de Face Time, son tombeur enregistrerait là la performance de sa vie. Un peu comme Quiton du Coral est resté à jamais comme le tombeur d'Ourasi dans le Prix des Ducs de Normandie 1988 après que le roi fainéant a été longuement cadenassé par un mini-peloton entièrement ligué contre lui.

4. Les données circonstancielles
Avec le 1 derrière l'autostart, Face Time Bourbon n'a pas forcément reçu la meilleure place mais reste néanmoins mieux lôti que Vivid Wise As dont le 7, sur le mile d'Enghien, n'a rien d'une sinécure. Cette distribution des rôles de l'édition 2021 rend sans doute plus palpitante le Prix de Washington qui sonne également le début d'une nouvelle association entre le champion italien et Matthieu Abrivard, son nouveau partenaire attitré - partout en Europe et pas seulement en France. Le fait que les "Bazire" Davidson du Pont et Dorgos de Guez se présentent à la fois avec des ambitions et de bonnes places derrière la « barrière mobile » (respectivement le 3 et le 5), une remarque qui vaut également pour Violetto Jet (From Above), avec le 2, renforce encore l'installation d'un scénario plus palpitant et incertain en région parisienne.
Résultat : avantage pour le Prix de Washington


Comme à l'école des fans, nous arrivons donc à une égalité parfaite dans notre réponse à la question : « Quelle est la plus grande course » ?
Par contre, les fidèles du compte twitter de Province Courses ont pris parti. Par 61,8 %, ils ont désigné le Prix de Washington comme l'épreuve la plus attendue du week-end. Comme quoi, une méga star comme Face Time Bourbon ne suffit pas à elle seule à rendre sa course si particulière qu'elle surpasse les autres.

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