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En bref - 31.08.2021

Disparition de Jean Levesque

Jean Levesque s’est éteint, lundi, dans sa quatre-vingt-onzième année, au soir d’une longue vie, tout entière dédiée au cheval et à la passion de celui-ci.

L'élevage est un processus sans fin. Il survit toujours à l'oeuvre créée du vivant de son créateur. C'est aussi comme cela que l'on pourra voir plusieurs des yearlings de Jean Levesque qui sont inscrits aux ventes de cette semaine, à Deauville. Ajoutons que l'homme a aussi gagné sa dernière course, en tant qu’éleveur, il y a quelques jours seulement, le dimanche 22 août, avec Icône, à Agon-Coutainville, dans son cher département de la Manche. Une pouliche entraînée par son fils, Pierre, drivée par son petit-fils, Thomas, et aux couleurs de notre confrère, Romain Porée, qui partage la vie de sa petite-fille, Camille. Tout un symbole, d’une certaine manière, d’autant qu’Icône a pour ancêtre la grande championne familiale, Roquépine, que révéla Henri Levesque, le père de Jean, immense professionnel à l’influence plus que notable sur le trotting moderne, non seulement comme metteur au point, mais comme éleveur ; n’envoya-t-il pas, en effet, en pionnier, Roquépine aux étalons d’Amérique du Nord, pour en ramener Florestan et Granit ; à l’époque, il fallait oser, d’autant que les produits en question ne pouvaient être inscrits au stud-book trotteur français. Ce temps-là était la jeunesse de Jean Levesque et il n’aimait rien tant qu’en narrer les anecdotes, avec un réel talent de conteur ; c’était un plaisir que de l’écouter.

Eleveur dans l’âme
Notaire de profession, Jean Levesque n’en fut pas moins, avant tout, éleveur ; éleveur dans l’âme, serions-nous tenté d’écrire, passionné d’origines, de croisements, ayant, dans les pas de son père, la mémoire de celles-là et l’instinct de ceux-ci. Monté par son petit-fils, Thomas, Ulysse lui a offert le classique Prix de Normandie, en 2013. Une réussite d’autant plus probante qu’il était aussi l’éleveur de sa mère, la talentueuse Loctudy. Ulysse lui gagna également le Prix du Calvados, ainsi que plusieurs autres Groupes 2. Dans un passé assez récent, il se signale encore comme l’éleveur d’Equinoxe (Prix Emmanuel Margouty) ou bien du bon hongre Nénuphar, l’un des chevaux de cœur de sa petite-fille, Camille, et, plus lointainement, de Le Cocher (Prix du Calvados), Landoas (Prix de la Marne), Jorade, Kadira, Kinera, pour ne citer qu’eux. En 2021, ses élèves ont remporté dix-sept courses, à ce jour, et ils vont continuer, assurément, à honorer sa mémoire.
La cérémonie religieuse sera célébrée le jeudi 2 septembre à 17 heures en l'église de Prétot-Sainte-Suzanne (50).

24H Au Trot présente ses condoléances les plus sincères à sa famille et à ses proches.

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