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Actualité - 29.09.2021

Girly Beco : hommage majuscule à Georges Dreux

Le jour du Prix Georges Dreux, dimanche, à Vincennes, et, comme un fait exprès, le grand éleveur mayennais a apposé la marque de ses souches au Prix des Elites (Groupe I), gagné par Girly Béco 1’10’’ m. (Tiégo d’Etang), dont l’ascendance maternelle remonte à la matrone Eringa et dont le père de mère, Diamant Gédé, descend d’une autre figure frappée du sceau G. D., Champenoise.

Eringa 1’14’’ (1970-Quérido II) est la cinquième mère de Girly Béco. Elle fut, sous les couleurs et l’entraînement de Georges Dreux, une compétitrice de premier plan sous la selle, gagnante des Prix Philippe du Rozier, Hervé Céran-Maillard, Camille Lepecq ou encore du Pontavice de Heussey. Mais peut-être vaut-elle encore davantage par ses accessits, comme deuxième du champion de l’écurie Montesson Elpénor dans le Prix du Président de la République, en 1974, puis comme dauphine de son compagnon de casaque Fanacques dans l’édition 1977 du Prix de Cornulier en précédant le crack Bellino II, troisième. A cette époque-là, Georges Dreux truste les performances dans le Prix de Cornulier, au point que, l’année suivante, il y réussira un autre tir groupé, avec le succès de Guéridia et le premier accessit de Fanacques, lequel reprendra son sceptre en 1979 ! Eringa, pour revenir à elle, s’est placée une autre fois dans le Cornulier, quatrième de Bellino II, en 1976, et elle a occupé la même place dans les Prix de Vincennes et des Elites, tout en figurant au troisième rang du Prix de Normandie. Vrai palmarès, donc, que le sien.

Eringa : une descendance prolifique et prolixe
Entrée au haras à 9 ans, Eringa n’en a pas moins eu le temps d’avoir dix produits, incluant huit femelles pour la continuer. Elle n’a procuré, en direct, que quatre vainqueurs, dont le meilleur a été Unique Gédé 1’15’’ (Beauséjour II), gagnante de sept courses et, en monnaie transformée, de 175.000 euros. La branche qui nous conduit à Girly Béco passe par Amitié Gédé 1’22’’ m. (Képi Vert), laquelle ne figure pas dans le quatuor lauréat d’Eringa, mais s’est tout de même placée, à plusieurs reprises, y compris montée, à Vincennes.
Amitié Gédé a été d’une remarquable prolificité, n’ayant pas moins de dix-huit produits, de l’âge de 6 ans à celui de 25 ans, ce qui ne fait pas loin d’un produit tous les ans pendant deux décennies (sic !). Elle a d’abord œuvré au sein de l’élevage Dreux, puis a été vendue. Au total, elle se recommande de dix sujets qualifiés, dont la moitié ont gagné, au premier rang desquels le tout bon hongre Poulot des Cinty 1’13’’ (Kiwi), gagnant de dix-huit courses et de près de 400.000 euros. Au total, la production d’Amitié Gédé flirte avec les 900.000 euros de gains. Idylle Gédé 1’16’’ (Hêtre Vert), la troisième mère de Girly Béco, y a apporté sa petite contribution, à la faveur de trois victoires, dont une à Vincennes, et d’un pécule de 20.000 euros. Au haras, elle a mis bas dix produits, parmi lesquels la moitié sont vainqueurs, emmenés par Prélude Gédé 1’12’’ (Caballio in Blue), hongre aux vingt-trois succès et au demi-million d’euros de gains. Orchidée Gédé 1’14’’ (Hand du Vivier) ne valait pas son frère cadet, mais elle trottait quand même, ayant quelque 50.000 euros de gains, pour trois victoires provinciales, corde à droite, à Argentan, Cabourg et Vire. C’est elle qui continue de nous emmener vers Girly Béco, puisqu’elle n’est autre que sa grand-mère, par l’entremise de Verveine Gédé 1’15’’ (Diamant Gédé), le plus notable de ses douze produits.
La caution génétique de Verveine Gédé
Verveine Gédé a signé ses deux succès à 3 ans, sur l’herbe de Segré et le sable de Vire. Elle était déjà entraînée par Maxime Bézier, dont le père, Antoine, qui continue d’œuvrer aux côtés de son fils, explique : « J’aimais bien la souche d’Eringa, raison pour laquelle nous avions acheté Verveine Gédé à Mme Dreux. Elle était petite, avec une bonne tête. Girly Béco lui ressemble, d’ailleurs. En course, elle était, on va dire, moyenne, mais j’ai toujours pensé qu’elle ferait une bonne poulinière, ne serait-ce qu’eu égard à sa naissance. » Il est vrai que Verveine Gédé présente des garanties, génétiquement parlant, non seulement en tant que descendante d’Eringa, mais en tant que fille de Diamant Gédé 1’15’’, un fils de Florestan à la production intéressante, devenu un père de mères en vue, registre dans lequel on lui doit aussi, pour ne citer qu’eux, le jeune champion Italiano Vero et son excellent aîné Détroit Castelets. Or, Diamant Gédé est un petit-fils de Champenoise 1’17’’, autre fameuse jument montée et matrone façonnée par Georges Dreux, elle-même lauréate du Prix des Elites, en sus du Prix du Président de la République, et ancêtre de Prince Gédé, Oasis Gédé, etc. Girly Béco est le premier produit de Verveine Gédé, avant Himoko Béco 1’16’’ (Timoko), qui n’est, pour l’heure, que placé. Viennent ensuite Isis Béco (Scipion du Goutier) et Ji Ho Ped Béco (Ni Ho Ped d’Ombrée), qui ne sont pas encore qualifiés. Après quoi, il y a un yearling par Scipion du Goutier, Killer Béco, et un foal par Real de Lou, Loulou Béco.
Avec le concours de Tiégo d’Etang
Tiégo d’Etang 1’10’’, le père de Girly Béco, a réussi un grand dimanche, en ce qu’il est également l’auteur d’Eclat de Gloire 1’10’’, son produit le plus riche –avec plus de 600.000 euros de gains–, qui a fait sien le Grand Prix des Baléares (Groupe II), troisième étape du Tour Européen du Trotteur Français. Le fils de Chaillot 1’13’’ donne en Girly Béco son premier vainqueur classique et de Groupe I. A l’image de la jument et de l’entourage de celle-ci, son profil est mayennais, comme élève de Francis Adam et pensionnaire du haras du gendre de ce dernier, Christian Bigeon, à Saint-Ouen-des-Toits, dont l’élevage Dreux est sinon voisin, du moins limitrophe. Ajoutons que Tiégo d’Etang a gagné le Prix de Normandie, dans lequel s’est placée Girly Béco, en prélude à sa consécration de dimanche. Bref, l’ensemble constitue un tout bien structuré.

Girly, Véloce, Québir et les autres
Par d’autres canaux, pour ne faire mention que de quelques-uns, on pointe, dans la descendance d’Eringa, le précoce et classique Véloce Gédé 1’12’’ (ascendance Efficace Gédé-Quita Gédé-Eringa), vainqueur du Prix Maurice de Gheest et placé du Critérium des Jeunes, qui est par Diamant Gédé, lequel croise décidément bien avec la famille, et le valeureux et talentueux hongre Québir de Léau 1’12’’ (ascendance Défensive Gédé-Eringa), qui combla les regrettés Alain Fracas, son propriétaire-éleveur, et Jules Lepennetier, son entraîneur-driver, au fil d’une carrière aussi longue que dense, riche de vingt et une victoires et de 467.760 euros.

Chaillot 1'13''0 Jet du Vivier 1'18''5
Tiego d'Etang 1'10''4 Jackisa 1'18''0
Harolene 1'15''3 Vroum d'Or 1'13''3
GIRLY BECO Ariolene 1'22''4
Diamant Gede 1'15''7 Florestan (US)
Verveine Gede 1'15''3 Oniflosa Gede 1'19''3
Orchidee Gede 1'14''8 Hand du Vivier 1'13''9
Idylle Gede 1'16''9
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