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Actualité - 19.09.2020

Gaëlle Godard au pied du podium

À 23 ans, Gaëlle Godard réalise la plus belle saison de sa carrière de jockey. Pour celle qui s’était initialement lancée dans la filière paramédicale, le retour auprès des chevaux, « sa première passion », est une réussite. Salariée chez Marc Sassier, elle compte actuellement 27 victoires en 2020, synonyme, à ce jour, de la quatrième place à l’Étier d’Or.

« Avec ma femme, nous avons préféré la guider vers autre chose que les courses hippiques, pour qu’elle ait une voie de sauvetage », explique Jean-Marc Godard, le père de Gaëlle, entraîneur installé dans le Maine-et-Loire. Mais pour l’adolescente, le choix était fait. Elle savait qu’elle ferait de sa passion, son métier : travailler dans les courses.
Quelques années plus tard, avec un baccalauréat, un CAP petite-enfance et des études d’aide-soignante en poche, elle revient à ses premières amours. « Les chevaux sont ma première passion depuis toujours, c’est pourquoi j’y suis retournée après mes études. C’est ce que j’ai toujours voulu faire. Si j’ai continué les études, c’était pour m’assurer un bagage, au cas-où. » Désormais salariée chez Marc Sassier, la jeune femme connaît une réussite toute particulière. 41 victoires, dont 27 (arrêtées au 18 septembre) obtenues cette année. « Quand je suis partie de chez Vincent Raimbault, début 2019, il est vrai que je ne montais pas beaucoup. L’écurie de Marc Sassier était proche du lieu où je vivais. Mon profil l’intéressait, on a commencé à travailler ensemble et de fil en aiguille, ça s'est bien passé. »

Une inespérée actuelle quatrième place à l’Étier d’Or
Aux courses plusieurs fois par semaine pour son patron, Gaëlle Godard a su faire sa place dans les pelotons. Jusqu'à être, à ce jour, quatrième au classement de l’Étier d’Or, derrière Alexandre Abrivard, Mathieu Mottier et Éric Raffin. « L’Étrier d’Or, c’est quelque chose qu’on voit de loin lorsqu’on se lance. En début d’année, je ne me préoccupais pas tellement de ma position dans le classement. Mais plus on regarde, plus on s’y intéresse. Et être quatrième, ce n’est pas donné à tout le monde… »

Alors comment expliquer une telle révélation ? La jeune femme nous livre sa version : « Mon patron me laisse beaucoup monter pour lui. J’ai des bons chevaux et sa confiance. Beaucoup de paramètres entrent en jeu dans la réussite, mais il y a selon moi une part de chance et que pense que j’en ai aussi cette année. »

Arrivée chez Marc Sassier en mars 2019, Gaëlle Godard n’oublie pas le travail effectué en amont par son patron. « Je monte souvent des chevaux que je connais. Ils étaient en retard de gains, avec de bons engagements. C’est pour cela qu’il y a de la réussite. Je ne pense pas qu'elle vienne particulièrement de moi. Je me débrouille bien, tout comme d’autres jockeys, mais quand on monte des chevaux déclassés, c’est tout de suite un avantage. »
De quoi ravir son père Jean-Marc, qui ne manque pas une de ses courses : « C’est un régal. Pourvu que ça dure ! Car les courses, c’est un milieu difficile… Je trouve qu’elle monte bien, en donnant des bons départs et en les faisant avancer. »

Objectif : perdurer
Dans un milieu où tout peut rapidement basculer, Gaëlle aimerait perdurer. « L’objectif premier est de garder ma première place au classement des meilleurs apprentis montés. Puis, j’aimerais également continuer à courir régulièrement. » Et à ce rythme, la perte de la décharge arrivera rapidement pour la jeune femme, qui passera ainsi du côté des professionnels : « On va essayer de faire changer les choses et essayer de rester au même niveau. »

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