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Actualité - 16.11.2021

L’année majuscule de Benoît Robin

Il fait partie de ceux qui réalisent une grande année, peut-être même leur meilleure saison. Et ce, sur tous les plans, puisque Benoît Robin approche son record personnel du nombre de victoires en tant que driver (43 en 2012) et a d’ores et déjà établi sa nouvelle marque de référence comme entraîneur avec 22 victoires.

Trois victoires en quatre jours, de vendredi à lundi, à l’actif de Benoît Robin, dont une à Vincennes samedi avec Helvetika (Up and Quick). Dans les trois cas, il a mené au succès un pensionnaire de Jean-Luc Bigeon, son beau-père. Rencontré à Vincennes, le professionnel nous commente : « C’est une belle année avec beaucoup de choses qui se sont bien coordonnées. Ma propre écurie réalise sa meilleure année et celle de Jean-Luc Bigeon, pour qui je drive aussi beaucoup, connaît une belle réussite. J’en suis à 38 maintenant et j’ai peut-être encore le temps d’aller chercher mon record de 43 victoires en un an [lire l'encadré en bas de page]. Je n’ai pas d’agent et ne cherche pas à avoir des montes pour l’extérieur mais, si on me propose, c’est toujours un plaisir de pouvoir le faire. »

Installé entraîneur en 2013, l’entraîneur mayennais anime un effectif en croissance contenue (avec 171 partants cette année, il va produire sa plus grosse saison puisque son précédent record est 175 partants en 2017). Il nous ajoute sur ce point : « Je veux rester avec un effectif gérable. J’ai un employé depuis mes débuts, Vincent Rezé, et un autre en plus. Au total, on est trois à travailler. Je fais attention à ne pas dépasser 25 chevaux à entraîner. Je cherche à privilégier la qualité à la quantité, c’est ma ligne de conduite. » Une ligne de conduite qui passe aussi par la volonté de sélectionner au mieux les engagements : « J’essaie de viser juste, ne pas courir pour courir. J’ai des éléments de qualité cette année et cela se passe forcément beaucoup mieux dans ces cas-là. »

Huit boxes à Grosbois
Avec huit boxes à Grosbois, Benoît Robin aura une partie de son effectif focalisée sur le meeting d’hiver parisien, qu’il fera tourner en fonction des besoins. Parmi ses pensionnaires à l’œuvre durant l’hiver, il nous parle d’Irma du Vivier (Un Mec d’Héripré) « Elle va courir en deuxième partie de meeting », d’Ivaljo (Réal de Lou), qui « devrait gagner sa course », de Joyeux du Landret (Bon Copain), d’Hamlet du Vivier (Love You), déjà vainqueur à Vincennes le 11 novembre, de Jazz du Digeon (Ludo de Castelle) qui « s’annonce pas mal au monté », et Inastie Danica (Amiral Sacha), ce mardi à Vincennes. Mais la star est évidemment Hussard du Landret (Bird Parker).

Hussard du Landret au mieux
Fer de lance de l’écurie, Hussard du Landret s’est imposé trois fois cette saison, dans trois Groupes 3 à Vincennes, pour un total de gains de 140.000 € (sur 2021 uniquement). Deux de ses trois victoires sont récentes et datent de septembre et d’octobre. Benoît Robin complète à son sujet : « J’aborde le meeting sereinement avec lui. Il n’a pas de programme vraiment arrêté et on va prendre les courses comme elles viennent. Il est en bonne forme. Je ne sais pas s’il va regagner mais il faudra compter avec lui pour de bonnes places. »
Hussard du Landret effectuera sa première saison de monte l’an prochain. Il sera stationné au Haras de Vaiges, chez Gênes Diffusion.

2012 : l’année record comme pilote
Alors au service de Jean-Michel Bazire, Benoît Robin avait signé 43 succès en 2012. Il revient sur cette saison : « C’est une époque où Jean-Michel était arrêté [N.D.L.R. : à la suite d’un accident vasculaire cérébral en juillet à Enghien] et j’avais eu beaucoup de montes lors du deuxième semestre. »

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