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Actualité - 25.09.2020

L'année à 100 à l’heure de Cédric Terry

Le cap des 100 victoires sur une année était un objectif pour Cédric Terry. Le professionnel du Sud-Ouest, qui travaille main dans la main avec son père Patrick, s'affirme au fil des années dans les pelotons, grâce aux pensionnaires de l’écurie familiale, mais également avec le travail de son agent pour les drives extérieures. Bilan, chevaux et avenir, le driver s'est confié sur ses neufs premiers mois réussis.

24H au Trot. - Mercredi, vous avez signé votre 100e victoire de l'année, une première. Cela a-t-il toujours été un objectif pour vous ?
Cédric Terry. - En début d'année, c'était un objectif. Déjà, l'année dernière, j'avais fait ma meilleure année avec 86 victoires. Avec le confinement et l'arrêt des courses, je pensais que ça allait être dur. À la reprise, nous sommes repartis sur de bonnes bases. Vers le milieu de l'été, j’ai su que si tout se passait bien, j'allais passer ce cap. Et c'est arrivé, plus tôt que prévu, car j'imaginais la 100e plus tard dans l'année.

Comment expliquez-vous votre réussite ?
Je mène des chevaux qui sont en forme et qui ont de bons engagements. Je cours souvent et avec de bons chevaux. Grâce au travail de mon agent (NDLR : Alexandre Decoopman), avec qui je travaille depuis plus d'un an et demi, j’ai pu signer de belles victoires pour l’extérieur. Il complète mes réunions. S'ensuit un effet boule de neige, lorsqu'il y a de la réussite, d'autres entraîneurs nous font confiance.

Parmi ces succès, quels ont été les temps forts ?
Je garde surtout dans l’esprit mon quinté avec Crack Money (Singalo), à Vichy, en juin dernier. C'est mon cheval de cœur de l’écurie. Hier, la centième, à Toulouse, m'a également marqué, d’autant plus qu’il s’agit du « Grand Prix », l'une des plus belles de l’année.

Justement, pouvez-vous nous donner des nouvelles de Crack Money avec qui vous avez signé quatre succès cette année ?
Il a eu un coup de moins bien dernièrement mais il va revenir. Il aura un bon programme cet hiver, on le prépare à fond pour cela. Les prises de sang deviennent bonnes et le cheval est bien au boulot. Il fera peut-être une rentrée gentille avant le meeting, et il devrait s'annoncer prêt par la suite. Il n'aura pratiquement que du Vincennes cet hiver, avec un bon programme.

Vous travaillez au quotidien avec votre père. Quel a été votre parcours et comment se passe désormais votre quotidien ?
J'ai fait un bac professionnel à Graignes, avec deux années chez Laurent Abrivard. Puis j’ai fait un hiver chez Jean-Michel Bazire à Grosbois. Lorsque j’ai terminé l'école, j’ai repassé quelques mois pendant l’hiver chez Franck Leblanc, avant de rejoindre mon père. Désormais, je passe mes matinées à l’écurie, puis je pars aux courses si j’ai des partants.

On vous voit peu en région parisienne, notamment à Vincennes. Est-ce un regret ?
Je préfère gagner des courses en province plutôt que d'arriver sixième à Vincennes. Mais c'est vrai que, si un jour j’ai l’opportunité d’aller à Vincennes avec de bons chevaux, forcément, je préfère être à Vincennes. Mais après si c'est pour être non placé, je préfère rester ici. En région parisienne, il y a beaucoup de concurrence, avec des pilotes qui ont leur écurie. Je suis jeune et on verra petit à petit si on peut y aller.

Quelles sont vos ambitions à court et long terme ?
Tout d'abord, continuer comme ça et essayer de gagner le plus de courses possibles. Puis après, je vais essayer d'avoir de plus en plus de bons chevaux pour gagner de belles épreuves.

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