... (© APRH)
Résultat de course - 27.09.2020

Diable de Vauvert sort encore de sa boîte

Jean-Michel Bazire venait, Eric Raffin était dans la boîte, il fallait y aller.
Gabriele Gelormini

Le retour de Diable de Vauvert à Vincennes, une piste qu'il n'avait plus foulée depuis la fin du meeting d'hiver dernier, s'est soldé par un franc succès aux dépens de Dostoievski. Une fois encore, sa pointe de vitesse s'est révélée un atout décisif.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que Diable de Vauvert possède l'une des pointes de vitesse les plus redoutables du circuit français. Ce qui lui a permis de se forger déjà un solide palmarès composé à ce jour de neuf victoires, de plus de 500 000 € et d'un record personnel de 1'11''7. Un record établi sur les 2 850 mètres de la grande piste de Vincennes au mois de juin de l'an dernier. Or, c'est justement sur ce parcours que le cheval de Franck Lemuet, qui a repris le Haras de Vauvert à la suite de la disparition prématurée de son père, Jacques, à Echauffour dans l'Orne, a signé son retour de la meilleure des façons à Vincennes.
Mais, cette fois, Gabriele Gelormini, qui connaît son "Diable de Vauvert" sur le bout des doigts, a dû demander au pensionnaire de Bertrand Le Beller d'entamer son effort un peu plus tôt que d'habitude. "Jean-Michel Bazire venait, Eric Raffin était dans la boîte, il fallait y aller, répond le plus français des pilotes transalpins quand on lui fait remarquer. La course avait été rythmée comme il l'aime et il s'était bien fait ramener jusque-là." En l'espace de quelques millièmes de seconde, il fallait prendre une décision. Celle prise ce dimanche a été la bonne, car Dostoievski malgré tout son talent n'a jamais pu venir remettre en question la supériorité de celui qui a achevé au début de l'été sa deuxième saison de monte au Haras de Rouffigny. "C’est un cheval qui est tellement bien dans sa tête qu’il devrait produire. Ses premiers produits sont foals et je les aime bien, nous avait confié au mois de juin l’éleveur ornais. Je le soutiens, évidemment, pour essayer de le lancer. Il a beaucoup de choses pour lui, en termes de classe intrinsèque, de pedigree, de mental…"

D'où vient-il ?

Sa mère, Pop Star 1'13'' m. (First de Retz), a gagné le semi-classique monté Prix Henri Ballière, à Caen, puis s'est classée troisième du classique Prix du Président de la République. Ses gains s'élèvent à 275.680 €. Elle se recommande, pour l'heure, de trois vainqueurs, les deux autres étant Furie de Vauvert 1'14'' (Rockfeller Center), gagnante de cinq courses et de 67.870 €, et Hendrix de Vauvert 1'16'' (Texas Charm), lauréat de deux courses, pour un peu moins de 15.000 €. Quant à l'avenir, il est incarné par Jacky de Vauvert, un mâle de 2 ans, par Ouragan de Celland, et Krak de Vauvert, un fils, yearling, de Memphis du Rib.

7e | PRIX OVIDIUS NASO
Att - 2850 m - Course B - 56 000 €
DIABLE DE VAUVERT 1'12"6
Prince d'Espace x Pop Star (First de Retz)
Driver : G. Gelormini - Entraîneur : B. Le Beller
Propriétaire : F. Lemuet - Eleveur : F. Lemuet
2e Dostoievski 1'12"7
3e Deesse Noire 1'13"6
4e : Class Action - 5e : Derby du Dollar - 6e : Dream de Lasserie - 7e : Bambino du Pre
A voir aussi :
...
Harmoniously confirme à un échelon supérieur

De bons 4 ans étaient au départ du Prix du Palais-Royal, où les deux favoris He And Me (Bird Parker) et Hatha Josselyn (Charly du Noyer) se sont montrés fautifs. La sagesse, c'est l'une des principales qualités d'Harmoniously (...

Lire la suite
...
Jina de l'Ormerie, une 2 ans qui a du talent

Dans l'épreuve réservée aux pouliches de 2 ans, ce mercredi à Enghien, il y a eu un beau match final. Jina de l'Ormerie (Amiral Sacha) a su venir à bout de la la pouliche de Philippe Allaire Jélica Vé...

Lire la suite
...
Fin de carrière pour Eagle Eye Sherry

Meilleure pouliche de 3 ans suédoise l'an dernier, Eagle Eye Sherry (Bold Eagle) ne courra plus a annoncé Björn Goop son entraîneur sur son site internet. Elle a été éliminée en demi-finale de la Breeders Crown dimanche à ...

Lire la suite
...
Les matrones de la semaine : Gitane du Rib et Histoire Moderne, le modèle, mais aussi le pedigree

Une fois n’est pas coutume : ce n’est pas à une, mais à deux matrones que nous nous intéressons cette semaine, à savoir celles dont descendent les deux « reines de beauté » sacrées lors du Concours National de Sélection s’é...

Lire la suite