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Actualité - 01.10.2020

session mixte foals et yearlings Voici le tour d’Osarus Trot

Je pense que nous livrons là un catalogue bien équilibré, entre les yearlings et les foals, que nous faisons alterner, volontairement, afin de ne pas donner l’impression de deux vacations en une.
Arnaud Angéliaume

C’est le moment de l’année qu’il ne faut pas manquer quand on est vendeur ou acheteur en place publique. La crise sanitaire a bousculé le calendrier des ventes 2020 et la séquence actuelle est inédite et extraordinairement dense. Après les yearlings de Caen la semaine dernière, la soirée « Achats en piste » d’Arqana Trot à Vincennes, ce mardi, voici le tour d’Osarus Trot de proposer sa journée de sélection ce jeudi. Et, là encore, il y a de l’innovation dans l’air.

Ce jeudi 1er octobre, Osarus Trot organise sa vente de sélection annuelle à Argentan. Cette année, l’innovation sera au rendez-vous avec yearlings et foals au catalogue. 70 lots seront proposés (déduction faîte des absents connus à cet instant), soit respectivement 42 yearlings et 28 foals, auxquels il faut encore adjoindre quatre lots de chevaux à l’entraînement (n°81 à 84). Habituellement organisée à la fin du mois d’août, cette vente de yearlings sélectionnés a donc changé de date et de contenu, pour s’adapter aux contraintes du moment. Les organisateurs ne nous ont pas caché attendre ce rendez-vous d’un nouveau genre avec impatience. S’ouvrir aux foals est pour Arnaud Angéliaume, directeur des ventes de trotteurs au sein d’Osarus, un moyen d’offrir aux vendeurs de nouvelles opportunités dans une année bouleversée par la crise de la Covid. Il nous a déclaré à ce sujet : « Je ne doutais pas que l’initiative allait être accueillie positivement par les éleveurs, car cela constitue, pour eux, une opportunité de vente supplémentaire, d’autant mieux venue que l’année, pour les raisons que l’on sait, est difficile. Et puis, s’ils ne trouvent pas de leur foal le prix voulu, il leur reste la possibilité de le reprendre et de le représenter yearling. J’ajouterai que les frais de préparation, pour un foal, sont très peu élevés, bien moindres que ceux occasionnés par un yearling. »

Les notions de sélection et de premium en fils conducteurs

La part des yearlings reste majoritaire dans un catalogue construit en 2/3 yearlings 1/3 foals. La présence de la plupart des étalons les plus recherchés confère à l’offre la tenue attendue. Sur ce point, Arnaud Angéliaum ajoute : « Sincèrement, je juge notre sélection aboutie, alliant une indéniable offre « premium », laquelle suppose un certain niveau d’investissement, et une autre qui l’est moins, mais au physique toujours attractif, convenant à des budgets plus restreints. »
Vente de sélection Osarus Trot : les étalons les plus représentés (3 produits et plus)
- Bird Parker : 6 lots (4 yearlings et 2 foals)
- Face Time Bourbon : 5 lots (5 foals)
- Feeling Cash : 4 lots (4 foals)
- Booster Winner : 3 lots (3 yearlings)
- Carat Williams : 3 lots (1 yearling et 2 foals)
- Fabulous Wood : 3 lots (3 foals)
- Sam Bourbon : 3 lots (3 yearlings)

Une organisation basée sur l'alternance foals et yearlings
Pas question de faire deux sections différentes dans ce nouveau concept de vente, comme nous l'a argumenté Arnaud Angéliaume : « Je pense que nous livrons là un catalogue dont nous n’avons pas à rougir, bien équilibré, entre les yearlings et les foals, que nous faisons alterner, volontairement, dans le déroulé de la vente, afin de ne pas donner l’impression de deux vacations en une. Nous avons, d’ailleurs, des membres de la même fratrie dans les deux catégories, le numéro 25, Jacob Black, par Sam Bourbon et la classique Corsica, étant le frère aîné d’un foal par Follow You, qui passe un numéro avant lui, tout comme le numéro 29, Jo Way de Nappes, est le frère, par Love You et Diane Pierji, du numéro 28, Keep On de Nappes, par Face Time Bourbon. »

2020 : succession d'innovations et résultats convaincants
Vente nouvelle donc à Argentan pour Osarus Trot après celle également totalement inédite de Vincennes, mardi, sous l'appellation "Achats en piste", sous la responsabilité d'Arqana Trot cette fois (lire page suivante). Il faut noter que la période actuelle est finalement bénéfique pour les ventes publiques de trotteurs. Tant les ventes de yearlings sélectionnés d'Arqana Trot au début du mois que les trois jours de Caen la semaine dernière se sont soldées sur la preuve d'un marché actif.
ACHATS EN PISTE : le débrief d'Hugues Rousseau
Co organisateur de la journée avec les équipes de LeTROT, Hugues Rousseau, directeur général d'Arqana Trot, nous a dressé un premier bilan de cette expérience. « En commençant par le plan organisationnel, je retiens trois éléments de satisfaction. D’abord, les équipes de LeTROT ont parfaitement joué le jeu, notamment dans la gestion de l’accueil de personnes qui, pour certaines, ne connaissaient pas Vincennes. Ensuite, le volet audiovisuel a été une vraie réussite. C’est un élément très important dans une telle manifestation, notamment dans sa partie vente avec des acheteurs potentiels à l’étranger. Björn Goop, par exemple, a été conquis et a acheté deux lots pour des clients qui n’étaient pas présents mais ont vu les chevaux courir puis ensuite être présentés sur la piste. Enfin le site de Vincennes a confirmé qu’il était particulièrement approprié pour organiser ce genre d’évènement, y compris dans la configuration où les lots ne sont pas présents dans la salle où se déroulent les enchères. Bref toute la journée a été limpide. »
Quant aux enseignements à tirer, le professionnel des ventes continue : « Je pense que cette journée pourrait poser les prémices de ce qu’on pourrait appeler la grande journée des propriétaires ou le salon des propriétaires. Faire un événement d’une toute autre envergure encore. Est-ce qu’un seul format annuel est le bon ? Je ne sais pas. On pourrait même imaginer une édition à Vincennes et une autre en province par an par exemple. »
Sur la vente à proprement parler, Hugues Rousseau partage ses premiers enseignements : « Il faut retenir que ce sont les chevaux qui ont été vus en piste qui ont attiré. Le concept « Achats en piste » est bien celui-ci : on s’intéresse aux chevaux qu’on a vu courir. Ceux qui ont été en ajout au catalogue n’ont pas fonctionné de la même façon : on n’a vendu que deux « I » inédits (sur 9 présentés) et un cheval confirmé (sur 4 présentés). Ce sont les jeunes (2 et 3 ans) qui ont couru qui ont plu. Et j’ajouterai que ceux qui ont performé ont été plébiscités chez les jeunes : chez les 2 et 3 ans, les trois premiers de chaque course ont été vendus. En conclusion, il y a une prime à la jeunesse et à la performance. Du coup, il sera toujours difficile pour nous d’atteindre un pourcentage de vendus significatif car il y a un focus sur les chevaux bien classés. Il reste le sujet de la franchise de rachat à 40 000 € laissée aux propriétaires. Du coup certains n’ont pas joué le jeu car ils sont dédouanés jusqu’à 40 000 € alors même que la valeur de leur cheval est plutôt de 25 ou 30 000 €. La piste à suivre serait peut-être de mettre une franchise plus basse et graduelle par segment : par exemple 1 % de frais de rachat de 25 à 30 000 €, 2 % de 30 à 40 000 €. Cette partie reste technique et presque accessoire. Je vois de mon côté pour cette vente un effet d’aubaine à la performance. Les deux chevaux de Philippe Allaire, qui avaient gagné leur épreuve, ont été vendus 65 000 et 60 000 € chacun alors qu’il en attendait sans doute un peu moins. » En conclusion, il ajoute : « Avoir vendu 21 chevaux sur un concept inédit est tout à fait satisfaisant. Maintenant qu’on a posé le décor, on doit pouvoir faire des réglages pour augmenter le taux de vendus. »

Christophe Bridault : 1er acheteur (2 lots pour 92 000 €)
« On avait coché trois numéros et on a eu les deux principaux qu’on voulait. Le concept est très très bien. C’est super intéressant d’avoir des chevaux prêts à courir mais qui ont une valeur autre qu’à réclamer. C’est à renouveler. On pourrait même imaginer faire une réunion complète sur ce principe avec tous les chevaux à vendre. Sans doute que pour dynamiser ce type de vente, il faudrait que les frais de rachat soient plus importants pour les vendeurs. Cela devrait contribuer à augmenter le taux de vendus. »

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