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Actualité - 03.02.2022

Le rendez-vous du trot normand vitaminé à l'internationalisation

La septième édition du Salon du Trot en Normandie de Saint-Lô a lieu ce vendredi. La manifestation, toujours de première importance au sein de la filière trot, prend cette année une autre dimension encore. Elle devient en effet un double salon avec une déclinaison virtuelle, dans la continuité de l'expérience de 2021, qui complète sur un temps plus long les échanges en présentiel de ce 4 février. Par ailleurs, la journée permettra aussi un moment de présentation et débat, à l'initiative du GAET dans le cadre de ses rencontres. Son thème, "l'internationalisation du Trot, menace ou opportunité ?", est l'un des sujets les débattus du moment.


La journée promet d'être longue et riche ce vendredi. Le Salon se déploiera de 14 heures à 23 heures sur le pôle hippique de Saint-Lô. Mais les rencontres commenceront plus tôt encore, dès 10h30, dans le cadre d'échanges orchestrés par le GAET (Groupement pour l’Amélioration de l’Élevage du Trotteur Français). Le Salon permettra, et c'est d'ailleurs son objectif premier, aux professionnels et éleveurs de se retrouver. Plus d'une dizaine de Haras auront un stand et une vingtaine d'étalons seront présentés. Et ce n'est pas tout. Les vainqueurs des circuits du GNT et du Trophée 2021 seront récompensés alors que les métiers de la filière désormais en lice dans le concours des Meilleurs Apprentis de France seront mis en lumière.

Une double dimension avec un salon virtuel
Imaginée l'an dernier en pleines restrictions de Covid, l'édition digitale du Salon du Trot en Normandie est reconduite par les organisateurs avec un salon digital qui sera ouvert le lendemain de sa version présentielle, soit samedi 5 février. Chargé de projets développement économique au sein du Conseil des Chevaux de Normandie et organisateur de la journée, Stéphane Deminguet nous présente cette double dimension.

24H au Trot.- Pouvez-vous nous rappeler le contexte de 2021 et les enseignements de l'édition digitale ?
Stéphane Deminguet.- L'an dernier, on a souhaité maintenir un salon trotteurs de façon digitale puisque nous ne pouvions pas organiser un salon en présentiel. L’objectif premier était de donner une visibilité aux étalonniers sur un espace public digital. On a eu un très bon accueil de la part des professionnels car c’était le seul événement qui a existé. Cela s’est matérialisé par le fait que nous avons eu plus d’une vingtaine d’étalonniers qui ont pris un stand sur ce salon digital. La seconde satisfaction vient du fait que nous avons eu énormément de visiteurs sur le site et surtout que la durée de consultation par visiteur a été en moyenne de sept minutes, ce qui est énorme par rapport aux chiffres que l’on peut connaître par ailleurs. Les gens qui sont venus sur le site du salon avaient un intérêt particulier pour ce salon et pour le trot en général.
Cela montre aussi qu’il y a un public pour ce type de salon digital. On retrouve des gens qui ont l’habitude de venir sur le salon en présentiel mais on a découvert un nouveau public via ce salon digital.

Comment faire revenir ou rester en contact avec ce nouveau public ?
Le salon de cette année sera en présentiel bien sûr mais on maintient en parallèle le salon digital pour ce nouveau public. C’est une décision que nous avons prise rapidement après l’expérience de l’an dernier. Le salon digital ne va pas venir perturber la dynamique du présentiel par rapport à notre organisation, puisque le présentiel a lieu le vendredi 4 février et le salon digital ne sera ouvert que le lendemain. On a prévu néanmoins de retransmettre le streaming (N.D.L.R. : la transmission en continu d’un flux vidéo en ligne) le 4 février sur le salon digital afin que les gens puissent s’imprégner du salon "physique" avec la présentation des étalons.

D'où la création de ce que nous appelez un salon hybride ?
Dans le concept que l’on a prévu de salon hybride, à savoir le présentiel et le digital, on ressent un engouement pour le présentiel. Les professionnels ont vraiment envie de retrouver leurs éleveurs, leurs clientèles de façon physique, d’échanger. Cela nous va bien évidemment puisque le concept à l’origine du salon est la présentation physique des étalons.

CE QU'IL FAUT SAVOIR
■ Quand ? Ce vendredi 4 février, de 10h30 à 23 heures
■ Où ? Pôle Hippique de Saint-Lô
■ pass vaccinal obligatoire
■ restauration sur place (dont un bar à huîtres) dans le respect du protocole sanitaire en vigueur

LE PROGRAMME

LES COMPOSANTES DU SALON À LA LOUPE

La journée verra dans sa dimension salon de nombreux acteurs présents. Onze haras tiendront un stand, à savoir l'Ecurie des Charmes (14), Gènes Diffusion Trotteurs (14), Haras Dangueville (50), Haras de la Barbotière (14), Haras du Lude (50), Haras de la Meslerie (61), Haras de Sassy (61), Haras de la Sauvagère (61), Haras de Vains (50), Haras de Vire (14) et Haras du Vivier (50).

18 étalons présentés sur site qui passeront... deux fois sur scène
Le Salon est aussi l'occasion de voir ou revoir des étalons stationnés en Normandie. 18 seront présentés ce vendredi et chacun passera deux fois sous le feux des projecteurs. Les commentaires sur ces sires seront assurés par Fabien Cailler, directeur des rédactions de Turfcom, et Albéric Valais, président du GAET (lire aussi en page suivante). C'est Brutus de Bailly (Niky) qui ouvrira le défilé, à 17h30 pour le premier passage, et Gelati Cut (Coktail Jet) qui le clôturera à 21h30. La première séance est programmée de 17h30 à 18h50 et la seconde de 20h00 à 21h30. Lire le détail des horaires de passage dans le tableau en bas de page.
Gélati Cut sera en outre la guest-star du pool des étalons. Celui a remporté une batterie de l'Elitloppet (Gr.1) l'an dernier, avant de conclure quatrième de la finale, n'a plus été vu depuis sa victoire dans le Prix Jockey (Gr.2) en août dernier. Il fermera le ban des étalons à 21h30 dans le cadre d'un portrait spécial et d'un moment tout en son honneur.

35 saillies remisées à gagner
Lors du salon (et seulement lors du salon présentiel ce 4 février), 35 saillies sont à gagner, soit à demi-tarif, soit fortement remisées. Il faudra pour les participants intéressés, souscrire des bons de participations auprès des différents stands des haras où sont stationnés les étalons. Un tirage au sort sera organisé en fin de journée, à 22 heures, pour désigner les gagnants des 35 saillies. La liste de la trentaine d'étalons proposés (certains étalons verront deux saillies mises en jeu) est détaillée ci-contre à droite.

Une trentaine d'exposants
Des associations socioprofessionnelles, aux acteurs directs de la filière, comme les fabricants et distributeurs d'aliments, les fournisseurs spécialisés, les assureurs, en passant par les médias (dont Province Courses l'Hebdo et 24H au Trot), on comptera un trentaine d'exposants ce vendredi.

Liste des saillies mises en jeu

Les autres temps forts du salon

15 heures : la présentation des deux métiers de la filière courses intégrés dans le concours des Meilleurs Apprentis de France
Stéphane Deminguet nous apprend à ce sujet : "Cette année, on n’a pas prévu de récompenser les meilleurs apprentis mais on a réservé une séquence pour la jeunesse et la formation. On va en effet faire la promotion d’un concours lancé à travers Equi-ressources sur les meilleurs apprentis de France puisque cette année ils s'ouvrent à deux métiers de notre filière : le lad-driver et le palefrenier. Nous avons d'ailleurs lancé une présentation en amont du salon pour mettre en avant les métiers de notre filière au travers ce concours. Nous sommes aussi allés à la rencontre de tous les jeunes qui vont représenter la Normandie à l’occasion de ce concours national. Ces jeunes seront au Salon ce vendredi et nous ferons leur connaissance."

19 heures 15 : remise de prix aux gagnants du GNT et Trophée Vert en leur présence
Crack Money (Singalo), vainqueur du Grand National du Trot 2021, et Clarck Sotho (Oiseau de Feux), lauréat du Trophée Vert, seront à Saint-Lô, ainsi que leur entourage, nous a appris Stéphane Deminguet : "Nous avons la confirmation de la présence des gagnants du Trophée Vert et du GNT. Cela fait partie de notre ADN de récompenser à la fois des chevaux et des hommes, qu'ils soient de Normandie ou non."


10h30 - LES RENCONTRES DU GAET :
"L'INTERNATIONALISATION DU TROT : MENACE OU OPPORTUNITÉ ?"

Après avoir tenu son Assemblée Générale en début de matinée, le GAET (Groupement pour l’Amélioration de l’Élevage du Trotteur Français) proposera des rencontres sur le thème "L’internationalisation du trot, menace ou opportunité ?" Ceci dès 10h30, en amont du Salon du Trot en Normandie en quelque sorte.

Président du GAET, Albéric Valais nous a d'abord expliqué cette démarche, celle d'organiser un débat dans le cadre du Salon du Trot de Normandie : "Avant même de savoir que l’Expo-Étalons serait annulé, le GAET avait décidé de délocaliser à Saint-Lô sa traditionnelle Assemblée Générale qui se déroulait lors de l'Expo-Étalons à Vincennes. C’est donc en amont du Salon du Trot en Normandie au cours de la matinée que se déroulera cette AG au Pôle Hippique de Saint-Lô. Le GAET est en train de repasser la barre des 300 adhérents (avec une à trois poulinières), ce qui est important. C’est aussi l’un des objectifs d’aller en région pour se faire connaître ou re-connaître au plus près des gens. On était peut-être tombés dans une routine à Vincennes et aller au-devant des éleveurs en région pour les rattraper par la manche n’est pas une mauvaise chose. Maintenant, il est très probable que notre AG repasse par Vincennes à l’avenir."

L’ordre du jour cette année devrait susciter le débat, et a d’ailleurs été conçu dans cet esprit, puisqu’il est ainsi libellé : "L’internationalisation du trotteur : menace ou opportunité ?"
"Pour beaucoup, nous sommes de petits éleveurs et on voit qu’il y a une tendance à l’internationalisation, ce qui fait peur à tout le monde, justifie Albéric Valais. Nous avons décidé de poser le débat calmement, de poser les menaces comme les opportunités pour pouvoir se dire au bout du compte : on a raison ou non d’avoir peur."
La question sera abordée sous différents aspects et avec des intervenants spécialisés pour chacun d’entre eux. Il s'agira par exemple de dresser un panorama du trotteur à l’international, avec l'intervention de Guillaume Maupas, le directeur technique de LeTROT ; de faire un point sur l’élevage avec un exposé d’un représentant du Ministère de l’Agriculture, Patrick Clerin, sur le règlement zootechnique européen, et une intervention de François Gorioux, de l’IFCE, sur "les intérêts et des limites de l’ouverture du stud-book". L'expérience de la race du Selle Français, déjà ouverte à l’international, sera abordée avec Benoît Chaigne.
La dimension commerciale ne sera pas oubliée. Elle verra un éclairage d'Hugues Rousseau, directeur d’Arqana Trot qui pourra notamment tirer un enseignement du marché international des trotteurs après les dernières sessions des ventes du Prix d'Amérique.
Parmi les problématiques abordées lors de ces rencontres, il sera fait le constat d’un marché très stable en termes de volumes et qui pose les questions de savoir s’il faut diminuer l’offre pour maintenir le marché ou s'il faut ouvrir ce marché. La dimension internationale passera aussi par le sujet des courses en elles-mêmes avec la volonté de proposer une hiérarchie qui garantisse l’égalité des chances de tous les concurrents. Voilà une feuille de route à la fois copieuse et passionnante.

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